Le problème avec l’argent

Le problème avec l’argent

Si tout le monde rêve d’avoir de l’argent, force est de constater que le mot a pris une connotation très péjorative dans notre société. Est-il pire insulte que « riche » alors que « pauvre » porte la compassion ?

Pourtant, l’argent est un outil particulièrement utile. C’est une manière très efficace de rétribuer ou de récompenser quelqu’un pour un travail, un service ou n’importe quelle autre occasion. Lorsque notre mamy-gâteau nous donnait une pièce en nous disant « Va t’acheter des bonbons », elle exploitait au mieux le concept d’argent : nous pouvions en effet décider d’acheter des bonbons, un jouet ou économiser pour un nouveau vélo. Bref, nous étions libres.

À ce titre, l’argent est extrêmement libérateur. C’est également un merveilleux incitant si on estime que quelqu’un est rémunéré à hauteur de son talent. Un artiste va essayer de faire une très belle œuvre, un travailleur va faire de son mieux si il a des envies qui nécessitent de l’argent. Au contraire, une personne peut décider de travailler moins. C’est pour cette raison que je soutiens particulièrement des solutions comme Flattr : elles permettent d’offrir de l’argent à ceux dont nous apprécions le contenu.

Ici, la moitié de mes lecteurs bondiront sur leur chaise en me traitant d’ultra-capitaliste et m’enverront des photos d’enfants qui meurent de faim avec des mouches collées sur les yeux pour me prouver combien je suis ignoble, combien l’argent pervertit tout.

Mais le problème, ce n’est pas l’argent : c’est le fait que la manière la plus simple de gagner de l’argent est… d’avoir de l’argent.

Tant que l’argent est un incitant à produire quelque chose d’utile à la société, il est bénéfique. Aujourd’hui, il n’est malheureusement plus possible de devenir réellement riche par son travail. Toutes les grosses fortunes se basent sur la spéculation, la bourse et tous ces outils financiers qui permettent de gagner beaucoup d’argent sans avoir la moindre utilité vis-à-vis de la société.

Le capitalisme s’est toujours réfugié sous la notion de « risque » pris par les investisseurs. Le bénéfice serait donc une récompense sur la prise de risque. Le fait qu’une prise de risque puisse être rémunérée est sujet à discussion. Mais prenons-le comme acquis.

Si je participe, avec mille personnes, à une loterie dont le premier prix est la cagnotte globale, ma chance de gagner est de une sur mille et mon gain est de mille fois ma mise. On constate donc que mon gain est directement proportionnel à mon risque, ce qui semble intuitivement juste et se pratique dans les casinos ou sur les champs de courses.

Mais si la cagnotte est augmentée via l’argent issu du travail d’autres personnes, si plusieurs tickets sont marqués gagnants à un certain degré, mon gain augmente et mon risque diminue. Mieux : grâce à des algorithmes très puissants et très rapides, je peux déterminer quels sont les tickets les plus gagnants et les acheter/revendre en une fraction de seconde. À ce stade, mon risque devient virtuellement nul pour peu que j’aie assez d’argent pour spéculer dans plusieurs loteries à la fois.

Plus on a d’argent, plus il est facile d’en gagner sans rien faire d’utile.

L’expression « faire travailler son argent » signifie, en réalité, faire travailler ceux qui remplissent la cagnotte pour laquelle je me suis contenté d’acheter un ticket.

Ce simple constat augure d’une crise très profonde au sein de la société. Les riches ne peuvent que devenir plus riches. C’est mécanique, inéluctable dès qu’ils passent le stade où ils sont en mesure de payer des financiers compétents pour s’occuper de leur patrimoine.

Réfléchissons une seconde : qu’ont fait pour nous ces investisseurs, ces traders, ces financiers, ces géants bancaires ? En quoi nous sont-ils utiles ? Trouvons-nous normal qu’ils gagnent des milliers de fois plus que tout les services qui nous sont utiles ou agréables au quotidien ?

Mais même à court terme, l’effet financier est délétère. En effet, les acheteurs du ticket de loterie certifié gagnant exige toujours plus de cagnotte, toujours plus de gain. Cette vision à très court terme empêche toute stratégie, tout développement correct. À tel point que des entreprises géantes, comme Dell, annoncent se retirer de la bourse.

L’idée commence à faire son chemin : la bourse est un instrument devenu tout à fait nuisible qu’il faut supprimer.

Cela vous semble absurde ? Impossible ? Exagéré ? C’était également le cas pour les brevets il y a quelques années. Pourtant, les esprits changent.

L’argent est un magnifique outil pour récompenser ceux qui nous sont utiles et qui nous font plaisir. Tentons tout simplement de leur faire parvenir directement cet argent, sous forme de Flattr, de bitcoins, de dons, de paiements directs tout en évitant autant que possible la nuée de sangsues qui n’ont rien fait pour nous si ce n’est acheter un ticket le loterie…

 

Photo par Hernan Seoane

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21 thoughts on Le problème avec l’argent

  1. micombax says:

    Article intéressant, j’ai bien aimé le retournement de situation en milieu d’article.
    Je suis d’accord pour dire que l’argent doit récompenser le travail, malheureusement les richesses (argent ou autre) son actuellement mal partagé. Les personnes en haut de l’échelle gagne trop (ou celle du bas pas assez), je ne pense pas que les grands-patrons travaillent 1000 fois plus que les gens ”normaux” ou que les ”stars” ait 1000 fois plus de talent que les spectateurs. Une meilleure redistribution bénéficierait à une majorité de gens.
    Un des autres problème est que l’argent se cède de génération en génération. Par exemple une famille qui gagne de l’argent de manière tout à fait honnête et mérité, va naturellement léger cette argent à leurs enfant (ou amis …), qui eut ne le méritent pas forcement.

  2. Sam says:

    Comme pour l’argent, la bourse n’est pas nuisible en soi. C’est une place d’échange est d’investissement.

    Simplement elle permet actuellement de créer de faire des gains sans créer de valeur, c’est à dire sans que son échange ne corresponde à un échange dans le monde réel, ou sans que l’investissement se répercute sur l’activité de l’entreprise dans laquelle on investi, et ce à très grande vitesse.

    On est pas obligé de supprimer la bourse. Pas plus qu’on est obligé de supprimer l’argent.

    Supprimer la bourse revient à supprimer les couteaux sous prétexte que des gens les utilisent pour tuer.

    La problématique est plus difficile que ça : comment s’assurer que les humains n’abuse pas des systèmes de pouvoir qui sont en place. Cela dépasse la bourse, qui n’en est qu’une implémentation, très jeune de surcroit.

  3. Sam says:

    Bon, je regrette déjà de ne pas m’être relu. J’ai fais des fautes horribles. Mea culpa.

  4. Je suis complètement d’accord avec toi mais ceci s’inscrit dans un système, un système que tu rends trop simpliste dans ta description car en effet les économistes actuels te dirons que l’argent de la bourse sert a financer les entreprises dans lesquelles nous sommes employé ou bien que l’argent de la bourse développe les entreprises qui innovent dans tous les domaines (sciences, medecine, industrie…) et que donc ils financent le progrès… bref cela divise… mais c’est l’opinion des riches !

    Nous “pauvre peuple” pensons l’inverse, comme toi, que le système est corrompu mais alors… pourquoi avons nous* sauvé nos banques ?

    *nous = notre société actuelle

    PS : j’adore la vérité de cette phrase : “Les riches ne peuvent que devenir plus riches. C’est mécanique”

  5. tester says:

    L’argent a surtout tendance à pervertir les comportements. A partir du jour où la carotte s’appelle “gain potentiel”, tu entres dans une autre philosophie. Inéluctablement tu te tournes vers la masse non plus pour l’éclairer de manière désintéressée avec tes propres réflexions mais pour la satisfaire, pour “à tout prix” lui faire plaisir, “pour la flattrer” en somme ;) . Il n’y a rien de mal à cela seulement l’objectif et les motivations changent que tu le veilles ou non…tu pars dans une course à l’échalote comme tu partirais à la pêche aux followers sur twitter. Bref c’est s’engager dans la voie “du tout et n’importe quoi pourvu que ça fasse mousser”.

    ps : si tu considères que tout “travail” mérite récompense, tu peux aussi me faire plaisir en ajoutant mon bouton +1 UNT à côté de flattr et bitcoin. Ca ne mange pas de pain et en plus tu serais le premier à le faire ;)

    Ref : https://ssl.jadorre.com/unt.php?ap=1a8cfa7a5e0fc215cd4c2d9a6f09e53d6d85707f
    (voir le paragraphe 5).

  6. Sylvhem says:

    Je partage ton point de vue sur le sujet.
    Ce que tu penses sur la Bourse me rappel un peu ce que disait l’économiste Frédéric Lordon lors d’une de ses conférences : la Bourse est inutile vu qu’elle a été mis en place pour que des gens puissent financer des entreprises et qu’aujourd’hui ce sont des enreprises qui financent des actionnaires.

  7. tester says:

    correction : Bref c’est SOUVENT s’engager dans la voie “du tout et n’importe quoi pourvu que ça fasse mousser”.

  8. Gilles says:

    Il y a d’autres milieux où “ne pas entrer en bourse” est un avantage par rapport à la concurrence…

  9. Juju says:

    Ce que tu décris s’appelle “Le pouvoir de l’argent”. Et çà n’a rien de nouveau ! çà a toujours existé “faire de l’argent avec de l’argent”. Ploum serais-tu naif à ce point ? ;-)
    Aucune solution permet d’enrayer ce “travers”, sauf une politique bolchévique mondiale ! non merci.
    Ton analyse est inexacte car elle démarre mal… amha.
    Bonne soirée

  10. pierreghz says:

    Pour moi, l’argent est un élément chimique, le 47e sur le tableau périodique, qui sert de conducteur ou de métal précieux pour la monnaie et les bijoux. Le problème, c’est qu’il est très moche quand il s’oxyde…

    Sinon, la finance ne représente pas grand-chose de l’économie, pour moi, le problème de la monnaie, actuellement, c’est surtout l’inflation, pas quelques spéculateurs qui se trémoussent en bleu à Wall Street pour leur patron, si les entreprises impliquées trouvent ça problématique d’être une publicly trade company, elles s’en feront quitte, tu le dis toi-même… Ce n’est pas la peine de vouloir les attaquer de front, s’ils sont vraiment inutiles et néfastes, ils mourront : la bourse nuit aux entreprises parfaitement saines, parfois, ce n’est pas comme si leur casino était indépendant des usines.

    Et je suis d’accord avec toi quand tu dis qu’on doit payer directement ceux que l’on veut récompenser, déjà parce que ce n’est pas tellement ma banque qui s’y fait du pognon, c’est surtout l’État, et si l’État ne sait pas que j’ai de l’argent, ni où il va, etc. C’est illégal peut-être (surtout en Belgique et dans le reste de l’Europe de l’Ouest), mais est-ce criminel ? Quant au problème de la propriété intellectuelle que tu évoques via ta complainte sur l’inutilité des intermédiaires dans l’industrie du divertissement, je ne tiens pas à commenter autrement qu’en t’invitant à regarder des conférences de Stephan Kinsella, il explique très bien en quoi le concept même de propriété intellectuelle nuit à l’économie.

  11. Cedric says:

    Le probleme avec l’argent, c’est qu’il cache le monde physique en ne comptant que le travail present et passe (capital). Il oublie de prendre en compte l’energie et les matieres premieres. En fait l’equation de notre niveau de vie peut se resumer a = (travail present + travail passe) * energie * matiere premiere. L’energie et les matieres premieres sont gratuites et fournie par le monde dans lequel on vit. Dans le travail passe se trouve le capital, les machines, l’infrastructure. Or ce capital du fait de l’energie et des matieres premieres gratuite a une force et un coefficient demultiplicateur face a la force d’un etre humain qui est d’un rapport 200. Ce qui veut dire qu’a chaque fois qu’on est capable de capitaliser, on prend un avantage colossal sur le reste des etres humains qui ne peuvent pas capitaliser.

    Cette force est devenu aujourd’hui colossal et domine completement le systeme. Les effets de la finance n’en sont qu’une consequence et non la cause a mon sens. Tant qu’on gagnera un salaire pour son travail, qu’on ne payera pas l’energie et les matieres premieres, le rapport de force sera forcement en faveur du capital. Toute action pour lutter contre ce fait (sans changer ce que l’argent remunere) ne pouvant que resulter en une baisse general du niveau de vie.

  12. ostefan says:

    Une chose qui m’a toujours choqué: la propriété et les propriétés d’une entreprise.
    C’est tantôt une personne morale tantôt un simple bien appartenant à quelqu’un.

    C’est plus vicieux que la loterie, que vous gagnez ou perdez, pour rejouer il faut miser à nouveau.

    Les salariés travaillent en échange d’un salaire, cette dépense de temps et d’énergie doit en permanence être renouvellée pour recevoir ce salaire.
    Dans l’écrasante majorité, c’est la seule source de revenus du salarié.

    Un actionnaire, lui mise une fois, touche à chaque tour (chaque exercice), une part du bénéfice constitué.
    Cette mise unique (en rapport avec la somme totale des participations) lui permet en plus d’influencer le fonctionnement de l’entreprise.
    Cette influence peut aller jusqu’à mettre en danger la survie de l’entreprise pour des bénéfices à court termes.

    Dans un système équilibré, les actions auraient des durées de vie et surtout les salariés auraient un pouvoir de décision au moins équivalent aux actionnaires.
    Après tout, ils ont au moins autant à perdre qu’eux dans cette histoire.

  13. sil says:

    La bourse ne serait pas nuisible si les cotations etaient quotidiennes au lieu d’etre en temps reel, que seules les actions simples avec droit de vote pouvaient etre echangees. Les produits derives et autres CDS devraient quand a eux disparaitre.

  14. frinux says:

    Une petite coquille : qu’on fait -> qu’ont fait

    Cet article est relativement court, mais je pense qu’il résume extraordinairement bien la source de beaucoup de problèmes actuels, qu’ils soient sociaux ou environnementaux.

  15. Nagumo says:

    Bonjour,

    Article intéressant qui vient confirmer la phrase fétiche de mon cher Papa : “L’argent appelle l’argent”. Ou comment, à partir d’une certaine somme, il n’est même plus besoin de travailler car l’argent tombe tout seul.
    Picsou assis sur son tas d’or.

    Pour en revenir à la fin de l’article, Flattr, les bitcoins et autres sont des moyens pour rétribuer directement les personnes dont nous apprécions les réalisations. Je pense également à des organisations telles que L’Accorderie qui permettent des échanges de services. Mais j’ai l’impression que tous ces efforts resteront malheureusement marginaux…

  16. poulpe says:

    Et pourquoi est-ce autant acquis que le travail doit-être récompensé par l’argent ? C’est une idée qui est totalement ancrée dans nos esprits mais c’est tout de même très artificiel.
    Je pense que l’argent ne devrait servir que comme outil d’échange de matières première (pour des raisons pratiques, il est plus facile de faire circuler de l’argent que des marchandises) mais que la main d’oeuvre ne devrait pas entrer en compte dans le prix d’un objet (et qu’un service devrait donc être gratuit).
    Alors forcemment on me dira que plus personne ne travaillerait si on n’était pas payé pour le faire. C’est ce qu’on pense maintenant car, dans nos esprits, le travail est indissociable de l’argent. Si le travail était seulement volontaire et résultait d’un plaisir, le monde serait différent.
    A méditer un peu avant de dire que c’est totalement impossible.

  17. Gage says:

    Tu fais un raccourci un peu rapide en affirmant qu’on est d’autant plus tenté de bien bosser qu’on est mieux payé. C’est tout à fait exact pour des travaux répétitifs, manuels, physiques. On sait que la quantité, comme la qualité, de la production sont améliorées quand on propose une prime au mérite à l’employé.

    À l’inverse, pour des métiers intellectuels, notamment créatifs, la prime au mérite a au mieux un impact faible, et souvent un impact négatif. Ce pour au moins deux raisons :
    - Quand on se focalise sur la récompense, on a plus de mal à prendre du recul, ce qui est nécessaire ;
    - Il est généralement plus simple de piquer l’idée du collègue et de se la réattribuer (et toute la subtilité des ressources humaines consiste à valoriser autant le type qui a eu l’idée initiale que celui qui l’a améliorée et mise en pratique, car ça représente autant de travail voire plus).
    Du coup, pour des tâches intellectuelles ou créatives, on obtient de meilleurs résultats en flattant l’ego de la personne, voire simplement en lui permettant de voir les résultats de la mise en œuvre de son idée. Après tout, qu’un médecin soigne bien ou mal son patient, il gagne le même salaire. Mais s’il le soigne bien, il aura la satisfaction de voir son patient sortir vivant de l’hôpital.

  18. Gage > Je suis entièrement d’accord que ce raccourci est très rapide mais il était volontaire car le but du billet était de parler de la finance.

  19. Antonin says:

    Le fait de gagner de l’argent grâce à l’argent n’est qu’une facette du problème. Importante, il est vrai, mais qu’une facette.

    Et malheureusement, la deuxième partie de ton article n’empeche pas vraiment la critique d”‘ultra-capitaliste”. J’aurais plutôt penché pour le mot “libéral”.

    Il y a un plusieurs concepts et non-dits qui me dérangent beaucoup.

    * Tu ne cites la rénumération qu’en fonction du talent. Tu imagines bien que ce modèle ne peut s’appliquer qu’aux artistes, et encore : dans quelles proportions ? S’il est 10000 fois plus “aimé” qu’un autre, il gagnera 10000 fois plus ?
    * Tu insistes sur des notions d’utilité, de récompense, et de travail. Et (mais c’est un sentiment qui vient surtout de la lecture de certains de tes précédents articles) j’ai l’impression que tu poses comme postulat que ceux qui veulent travailler peuvent, ceux qui veulent s’en sortir ont la possibilité de le faire par leur propre force. On peut évidement trouver de rares cas qui confirment cette théorie, mais ca serait nier le conditionnement et les situations liées à la sphère sociale et économique des individus. Ca serait ignorer le rôle des médias, le rôle des politiques, le rôle des entreprises et du capitalisme en général et les problèmes qu’ils posent. Certes, je vais loin, mais c’est pas quelque chose que je peux exprimer en quelques mots, mais ca me démange depuis plusieurs de tes articles.
    * Le numérique n’est pas, loin de là, le seul moyen alternatif. Des monaies locales, ou systèmes d’échanges libres sont déjà en place. (ce n’est pas une critique, hein, juste une remarque en passant)
    * Le notion de don est importante, mais elle dépend du contexte donné. Pas besoin de faire des dons d’argent à quelqun qui a tout ce qu’il faut pour vivre dignement. Cette récompense avec de l’argent arrive forcément avec des logiques de cumul, et donc dans ce que tu dénonces dans ton article.

    Je manque de temps pour développer et être à moitier autant constructif que je le voudrais. Désolé donc si ma critique est un peu brute, mal étayée, mal écrite voir incompréhensible.

    Pour résumer, le problème avec l’argent que tu dénonces est bien réél. Cependant il y en a beaucoup d’autres ; et si tu commences à réfléchir aux problèmes de l’argent, tu vas vite devoir élargir ta réflexion à de nombreux et complexes problèmes sociétaux, auxquels le numérique seul ne peut offrir de solution.

  20. flash says:

    De toute façon, l’argent appelle l’argent, si des petites choses peuvent peut être changées par ci par là, je ne pense pas que la société changera radicalement son rapport à l’argent. Il a été créé, il est bien en place, tout le monde en veut d’une manière ou d’une autre, un retour en arrière est impossible…

  21. Dworkin says:

    A mon avis, le problème soulevé n’est pas le bon. Il est “normal” qu’une personne qui investisse dans une entreprise puisse toucher des bénéfices de cet entreprise. Comme on ne supprime pas l’argent, il est aussi logique que cet part d’entreprise puisse être échangé contre de l’argent. Et la bourse c’est “juste” ça.
    Si on supprime la bourse, les gens trouveront d’autre solutions pour leurs échanges. Si on supprime les dividendes, les gens investiront dans d’autre choses. Il y aura toujours des gens qui auront les moyens d’acheter des choses que les autre ne peuvent pas se payer et des les louer. (Hors, jusque la, personne n’a encore voulu supprimer les loueurs de voiture ou de camera…)
    Pour moi, la seule solution pour que la répartition de l’argent devienne plus juste consisterait à supprimer l’héritage. Mais la, d’un coup, plus personne n’est d’accord avec moi. Parce que ceux qui n’ont pas d’action trouvent normal de supprimer la bourse. Mais comme tout le monde va hériter, personne ne veut que cet argent qu’ils vont recevoir sera mérité.