Pendant des siècles, la définition de l’innovation était « rendre possible quelque chose qui ne l’était pas auparavant ». Même si cela n’affectait qu’une minorité technologiquement lettrée ou ayant la chance d’être bien équipée.
Désormais, un autre type d’innovation prend le pas : « rendre agréable à une catégorie de personnes ce qui est possible ».

Imaginons que vous souhaitiez automatiquement prévenir vos amis à chaque fois que vous allez au supermarché. Le GPS et le réseau cellulaire ont rendu cela possible il y a déjà une grosse dizaine d’années. Technologiquement, il suffisait de définir une zone de coordonnées GPS et de faire en sorte que votre GPS envoie un signal bluetooth à votre GSM qui se serait chargé d’envoyer un SMS à vos amis.
Stupide, compliqué à faire, inutile mais c’était possible.
De nos jours, 4thsquare et Twitter rendent le tout bien plus agréable. C’est toujours stupide et inutile mais c’est facile et, mieux, rigolo voire addictif. Remarquez que rien n’a été rendu possible qui ne l’était pas. Cela juste été rendu plus simple et plus amusant. Bref, satisfaisant pour une grande partie de la population.
Lorsqu’un nouveau produit est développé, il est à présent nécessaire de cibler la catégorie d’utilisateurs visés et de déterminer quelle sera leur satisfaction. Pour des professionnels, ce sera un sentiment d’efficacité (le sentiment est ici très important). Pour les gens branchés, ce sera le sentiment d’appartenir à une élite. Pour les loisirs, ce sera le sentiment de s’amuser. Un simple produit qui « rend possible » n’a plus d’avenir sur un marché hyper concurrentiel si il n’offre pas une satisfaction particulière à sa cible.
Le principe de base est simple : un produit peut avoir des défauts et offrir des désagréments. Mais il faut que la satisfaction l’emporte. Un outil très rapide mais complexe emportera la satisfaction des utilisateurs concernés par la vitesse alors que d’autres utilisateurs préfèreront un outil moins efficace mais plus simple.
Et le logiciel libre ?
Peuplée en majorité d’ingénieurs ou de scientifiques, la communauté du libre est restée majoritairement bloquée sur « rendre possible ». En fait, sans le savoir, les libristes appliquaient déjà le principe de satisfaction, tirant leur propre satisfaction du fait que les outils qu’ils utilisaient étaient libres.
Ainsi, si une technologie rendait une action possible, la communauté se décarcassait pour développer un équivalent libre, tirant sa satisfaction de se passer des outils non-libres. On a même vu des logiciels qui calculaient le pourcentage de « liberté » de votre ordinateur.
Mais les utilisateurs sont tous différents. Et force est de constater que l’aspect libre d’un logiciel n’offre de satisfaction qu’à une minorité. Au lieu de se poser la question de ce qui pourrait satisfaire les autres utilisateurs, les libristes se sont immédiatement lancés dans une croisade tentant de convaincre le monde entier que d’utiliser du libre était une satisfaction en soi.
Cette croisade, à laquelle votre serviteur participa amplement, fit des émules. Rétrospectivement, il semble absurde de penser que nous aurions pu convaincre la multitude.
Longtemps, la communauté libre s’est aveuglée. Lorsqu’un nouveau venu avait le malheur de vouloir faire quelque chose en libre qui n’était pas possible ou très difficilement, il se voyait répondre : « Mais pourquoi tu veux faire ça ? » voire « C’est débile de vouloir faire ça ! ».
Pire : la satisfaction d’une minorité de libristes était justement de maîtriser des outils complexes, de les personnaliser, d’apprendre. Cette satisfaction était en opposition totale avec l’intérêt du plus grand nombre, à savoir que l’outil fonctionne sans avoir besoin de se prendre la tête.
L’excuse du monopole
Ne pouvant offrir de satisfaction qu’à une minorité, le logiciel libre chercha un bouc émissaire. Et le trouva avec Microsoft. OpenOffice ne décolle pas ? À cause du monopole de MS Office. Linux sur le bureau ? Monopole de Windows. Jabber ? La faute à MSN. Même Firefox, qui pourtant offrait énormément de satisfaction et est sans doute l’un des plus gros succès du libre se frottait constamment au monopole d’Internet Explorer.
En fait, on découvre aujourd’hui que le monopole n’était qu’une excuse, que, tout simplement, le libre n’apportait aucune réelle satisfaction supplémentaire.
En très peu de temps, Google Documents a réussi à faire vaciller l’hégémonie de MS Office. Les tablettes, téléphones et ordinateurs Mac et Android ont rélégué Windows au status d’un outil parmi d’autres. Google Talk et Facebook ont fait de MSN une anecdote pour collégiens. En quelques mois, Chrome a dépassé les parts de marché de Firefox.
Si il y a une part de puissance marketing indéniable dans ces succès, force est de constater que, technologiquement, le libre avait tout en main pour créer ce genre d’outils. Mais n’en a tout simplement pas été capable, n’en voyant pas l’utilité.
Le futur
L’avenir n’est guère plus brillant. Le libre semble enfermé dans son paradigme : « Offrir un équivalent à l’existant mais en libre, surtout sans innovation ». Diaspora se voulait un Facebook libre, oubliant complètement la satisfaction de l’utilisateur et se concentrant sur celle de ses développeurs. GNOME et KDE ont pour ambitieux projet de… développer une tablette libre, équivalente à un iPad ou une tablette Android. LibreOffice, de son côté, espère sortir LibreOffice online, un équivalent libre à Google Documents.
Le libre se renferme sur lui-même et perd peu à peu ses plus fervents partisans, ceux-ci trouvant des solutions comme Android « assez libre à leur goût » voire sacrifiant complètement la liberté à d’autres satisfactions en passant sous Mac.
Seul Ubuntu semble vouloir se démarquer quelque peu avec Ubuntu pour Android mais certains argueront que, Ubuntu, ce n’est plus vraiment du libre…
Picture by Chris Blakeley

The Les opportunités manquées du Libre : la satisfaction by Lionel Dricot, unless otherwise expressly stated, is licensed under a Creative Commons Attribution 2.0 Belgium License.
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No non-free or contrib packages installed on tochange! rms would be proud.
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sur mon ubuntu, système unique de mon pc (bon c’est vrai, flash viré il y a quelque jours, reste un manque pour beaucoup de sites).
Mais non, je n’ai pas “loupé” le sujet de l’article, c’est pour la déconne
.
Pour le reste, en effet, beaucoup de devs libres ont fait cette erreur, vouloir faire “une alternative libre”, parfois a égalité en terme de fonctionnalité, parfois bien en dessous, comme si être libre était une qualité en soi bien suffisante pour pardonner les défauts, et le manque d’innovation.
Mais d’autres ont innovés, heureusement, ça demande juste souvent plus qu’un développeur dans son coin… (pas toujours, heureusement). Et oui, c’est ça qu’il faut faire, pas juste copier un logiciel populaire, comprendre à quel besoin ce logiciel répond, et y répondre mieux, voir totalement éliminer le besoin à la source.
On pourrait ajouter comme note positive qu’il existe des logiciels libres qui ont du succès justement parce qu’ils ne se contentent pas de cloner l’existant.
Firefox par exemple n’a pas été créé comme version libre de IE mais pour faire mieux, et pour cette raison il a gagné un nombre respectable de parts de marché. Chrome l’a effectivement dépassé grâce à ses qualités… et à un marketing sans rapport avec ce que Mozilla pourra jamais se payer. Aujourd’hui je pense qu’on peut dire que les 2 navigateurs contribuent à tirer le Web vers le haut.
Et en dehors des logiciels on peut évidemment citer Wikipédia dont le modèle libre et collaboratif fonctionne si bien que, encore loin d’être “achevée”, elle a déjà commencé à éclipser les encyclopédies traditionnelles.
Speaking purely in my case, I know that most of the stuff I work on is not user friendly and the main reason for that is that I have no interest in making it user friendly … I’m not making it complex on purpose of course, but my time is limited and I would much rather spending it adding new advanced features, learning new things in the process than trying to make the software more accessible.
I might release a lot of the stuff I work on as Open Source, but I still mostly do it for me. If it turns out to be useful for someone else, great but that’s definitely not the primary objective and if you want me to hold your hand to use my softs, I’ll be happy to charge you my usual consulting fee.
Some comment wrt to your examples:
There is also plenty of positives examples, just with what I have launched right now on my laptop :
(And wrt to those sellouts going to osx for the eyecandy: good riddance …)
Il y a peut etre un effet sociologique aussi. Il est difficile de changer. Il y a toujours une resistance elever au changement. Les societes par leur systeme de decision dictatoriale permettent a un nombre restreint de personne qui veulent changer les choses de pouvoir les changer. Mais est-ce que c’est possible de le faire dans une organisation ou les gens sont libre de contribuer ?
Et le deuxieme effet kiss cool, il est tellement plus glorieux de charger dans une bataille ou l’ennemie est plus nombreux, plus puissant et plus fort que d’aller conquerir une petite niche sombre dans un coin sans lumiere…
Intéressant point de vue, mais un point à mon avis un point critique a été éludé: souvent, les alternatives libres ont l’avantage d’être multi-plateformes.
Certes, cela ne leur confère pas un avantage qualitatif sur leurs concurrent, mais il me semble que cela relève de l’innovation.
Pour ma part, leur manque d’adoption provient de deux points: 1) une arrivée tardive sur le marché avec des utilisateurs déjà aliénés à un concurrent, 2) un soutien publicitaire dans des médias de masse quasi-nul.
Par conséquent, à de rares exceptions près, sous Windows ou MacOS, utiliser des logiciels libres est un acte uniquement politique (parfois économique), ce qui a été très bien souligné dans ce billet.
C’est justement ce que sous-entend cette dévalorisante expression: “alternative libre”.
En voulant éviter l’aspect commercial, le libre a-t-il oublié de se vendre, de se rendre plus sexy ?
A contrario, les exemples de plus en plus nombreux de doutes quant au respect de la confidentialité et de la vie privée n’ont-ils pas fait en sorte que des utilisateurs se posent (enfin) des questions ?
L’aspect commercial est il un atout ou un frein?
Je ne sais pas, à vrai dire la particularité ‘commerciale’ inhérente au logiciel libre actuellement existe aussi et surtout grâce aux dons. C’est cette valeur apportée et ajoutée plus respectueuse qui rend probablement une satisfaction bilatérale. Parfois ce système échoue mais qui sommes nous pour accabler ce malheureux sort?
Il y’a tant à argumenter, débattre…
Je suis satisfait du monde du libre auquel je participe, ravi… L’amélioration, la remise en question, la gratuité, sont surement les valeurs d’une consécration en marche.
Le LL n’est pas toujours gratuit ni payant
Parfois très coûteux.
Mais comme dit un vieil adage :p : La route est longue mais la voie est libre… (je ne suis plus objectif
)
Attention au constat désespéré et le mélange des genres
Le troll ou le prétexte, la lutte acharnée contre des monopoles… Le LL outre ses quatre libertés fondamentales offre aussi dans sa conception une idéalisation, une éthique, une philosophie, un partage.
Libre à chacun de connaître intégralement ou partiellement tout cela. C’est un travail considérable!
Bref l’hégémonie est elle plus importante que l’altruisme? Ne baissons pas les bras et utilisons, profitons, participons comme nous le souhaitons donc soyons satisfais même dans l’inutilité
Personnellement j’utilise principalement des LL mais aussi des formats propriétaires volontairement ou pas, Windows… Il est plus aisé pour moi d’agrémenter la pomme que d’en faire sortir le ver car un autre prendra sa place plus tard
Cher Ploum merci et ce billet secoue pas mal à mon gout, ce qui est parfait et utile néanmoins! Cependant il me laisse sur ma faim vis à vis du manque d’arguments ou une approche légère. (Attention, c’est très amical) Mon interprétation et argumentation de ce billet l’est surement tout autant!
Le domaine est vaste et demande chaque jour à renaître ou se remodeler, mais ce n’est pas une lutte, juste une existence… Ce n’est pas forcement un clonage ou une adaptation, il y’a surtout des idées, des désirs, des volontés!
Offrons nous le monopole de l’espoir. Gardons aussi comme tu le note (si je ne me trompe pas) l’esprit d’innovation qui réside peut être dans une petite étincelle plutôt qu’un grand feu d’artifice.
Utilisateur d’Ubuntu Linux depuis la toute première version, j’ai toujours essayé de promouvoir les solutions libres et ouvertes autour de moi.
Je suis malheureusement devenu utilisateur de Macbook pro par la force des choses : c’est un ordinateur portable qui fait ce qu’on lui demande.
J’ai bien essayé d’installer Ubuntu en dual boot, avec toutes les contraintes initiales… mais j’ai fini par repasser à Mac OS X, car c’est un système qui est fait pour le matériel sur lequel il est installé. Tout fonctionne du premier coup, sans avoir à se poser de questions. Dessus, j’utilise quelques logiciels libres, comme XBMC, car ils fonctionnent bien : je branche l’ordinateur à la télé, je lance XBMC, et j’ai le son et l’image (en Full HD).
J’ai tenté la même expérience sous Ubuntu, ce fut un échec total : en gros, il fallait redémarrer l’ordinateur une fois qu’il avait été branché, et désactiver l’écran de l’ordinateur.
Bref, comme me le faisait remarquer un autre ex-linuxien devenu utilisateur de macbook pro : « sous Linux, je passais plus de temps à configurer mon ordinateur qu’à l’utiliser. »
Ce n’est pas un mal quand on a envie de comprendre comment fonctionne un système informatique, mais aujourd’hui, j’ai envie d’éditer mes photos, de regarder mes films et de faire de la musique, pas de compiler darktable, de hacker les drivers d’AMD et les paramètres d’affichage de mon ordinateur et d’essayer de faire fonctionner un câble MIDI-USB.
Je rejoins Ploum sur le sujet : le libre doit innover, et ne pas se contenter de n’être qu’une vague alternative à une solution propriétaire. Et je pense que pour cela, il faut attirer des talents autres que des développeurs (je pense aux designers, aux testeurs, etc.). Une idée pourrait être de faire une sorte de « Google Summer of … » pour le design, l’intégration, la traduction, la documentation, le test…
“Le libre semble enfermé dans son paradigme : « Offrir un équivalent à l’existant mais en libre, surtout sans innovation ».”
Hé oui c’est une réflexion qui m’est rapidement venu après quelques mois/années d’utilisation du libre.
Le libre est trop souvent dans une position de suiveur, les projets proprios innovent puis quand ils prennent de l’ampleur, le libre décide de faire un équivalent. Mais c’est souvent trop tard…
Certains (je pense à Ubuntu avec notamment Unity) essaient de prendre les devants et d’innover.
Mais le libriste apparemment, n’aime pas le changement et l’innovation, du coup ça créer des forks à tout va, la communauté est divisée, les nouveaux se perdent dans les guerres inter interfaces/distributions. Et ça n’avance pas. :/
Comme quelqu’un l’a dit plus haut Wikipédia est un contre exemple, ils ont su inventer un concept avant les autres.
Toutefois je trouve qu’ils stagnent depuis plusieurs année au niveau de l’interface utilisateur, il y’a un an j’en ai fait part à certains membres de l’asso francophone, ils ne semblaient pas d’accord et ne même pas comprendre de quoi je parlais.
Heureusement il y’a quelques semaines on a appris qu’une nouvelle interface était en préparation. Il était temps parce que d’autres (Google ?), n’auraient pas manqué de proposer un skin/interface pour Wiki plus évolué que celle du projet Wikimédia.
Bref, c’est pas facile tout ça.
/me Content que Ploum poste sur son blog et pas sur Google+
Bel article d’opinion que je partage à moitié, mais je trouve que tu vas un peu vite sur certain éléments de ton argumentation, alors, comme sur wikipedia, je me permets…
“En très peu de temps, Google Documents a réussi à faire vaciller l’hégémonie de MS Office.” réf. nécessaire
“En quelques mois, Chrome a dépassé les parts de marché de Firefox.” réf. nécessaire
Comme “contre-” exemple, je citerais Blender et tous les GUI pour FFmpeg…
Mes 2 cents
Je suis d’accord avec toi Lionel sur le fond de l’article, mais il me semble qu’on demande aux logiciels libres de faire aussi bien que des logiciels propriétaires, mais sans le moyen de pression financier que possède l’industrie privée.
Il faut reconnaitre que beaucoup de logiciels libres se font en dehors des heures de boulot, le soir, quand on a un peu de temps et qu’on veut se faciliter la vie. Je pense d’ailleurs qu’il y a plus de logiciels libres innovants que tu ne le dépeint. Par contre, chacun fait son truc dans son coin, on n’a pas le temps ni l’argent de faire du bruit et de faire connaitre notre logiciel, on n’a pas non plus le temps de le rendre complet et sans aucun bug…
Pourtant, il n’y a qu’à regarder sur github le nombre d’utilisateur qui ont écrit un petit script pour ci ou pour ça … et c’est très souvent innovant, mais sans argent, sans temps, pas le courage ni le besoin d’en faire plus.
Je pense que beaucoup d’innovation est ainsi aspirée par les grosses sociétés qui ont les moyens de reprendre des idées qui naissent et qui n’aboutissent pas. Que ce soit des Microsoft, des Google ou des Apple … il me semble qu’ils n’innovent pas spécialement, mais ils récupèrent des idées oubliées ou peu avancées. Il n’y a qu’à prendre l’exemple de la tablette qui est quelque chose qui existait déjà bien avant que l’Ipad n’apparaisse !
Tout à fait d’accord avec PLoum.
Malheureusement, on voit dans la plus part des comm que les gens sont à côté de la plaque.
Du moment que c’est libre, même si le soft est une merde, on est content on glousse car c’est libre.
Et si ce n’est pas sur le monopole, l’autre excuse est le refus du changement.
Ou encore, logiciel libre = multiplateforme. Constat bidon pour ma part.
Moi aussi, j’ai eu ma période libriste. Depuis 3 ans retour intégral sous windows. Y à un moment où faut bosser.
(Puis, bon ça va 5mn de passer son temps à chercher pourquoi telle réglage fonctionnait la veille et plus le lendemain.)
Les seuls qui tirent leur épingle du jeu, c’est Canonical. Eux prennet des contacts avec les fabriquant pour intégrer ubuntu.
(Je pense à ubuntu for android, ubuntuTV, ect…)
Mais fondamentalement, le problème vient de ce que le libre ne veux pas se vendre.
Seul ceux qui l’ont fait ou le font s’en sortent. (Firefox, Alfresco, ect…)
(Au passage on remarquera que Firefox lorsque celui-ci fut en état de monopole, eux aussi ce sont reposés sur leur laurier)
Nous avons aussi l’éparpillement des efforts. Des dizaines de distributions qui n’apportent finalement rien de plus,
Des logiciels qui se fork par ce qu’un dev a vu sa demande d’intégration d’une feature refusée et j’en passe.
Franchement, l’égo des dev dans le logiciel libre vaut bien celui de Linus.
Dernièrement, celui qui remporte la palme c’est Gnome. Je comprends mieux Gnome3 si ceux-ci veulent faire une tablette libre
qui de toute façon sera un echec total. Android est trop bien ancré.
Je vois bien un nouveau desktop émerger, celui d’ubuntu. Basé sur gtk avec unity et alimenté par des forks d’outils de gnome comme nemo.
—
Dans mon cas personnel, j’ai eu des choix à faire professionnelement.
J’ai bien pris le temps de tester les logiciels que j’allais utiliser.
Force est de constater qu’on est plus productif avec des logiciels proprio.
Même mon bug tracker est proprio car il apporte des fonctionnalités qu’on ne trouve pas dans les trac, redmine et compagnie.
Ploum, il y a des choses vraies dans ce que tu dis. Cependant le libre à plein de grandes réussites, pas nécessairement au niveau du grand public, mais celui-ci en profite indirectement.
Le Web lui-même, est constitué presque majoritairement de technologies libres. On a qu’à penser aux serveurs Web (Apache, Nginx); aux bases de données (MySQL PostgreSQL); aux langages de programmation (PHP, Ruby, Python, Perl, ECMAScript); aux systèmes d’exploitation qui font tourner les serveur (RedHat, Debian, CentOS); Aux CMS utilisés par une multitude de gens (WordPress, Drupal); ou aux frameworks (Symfony, Zend) …
Peut-être que les innovations ne sont pas directement des logiciels libres, mais pour la plupart, ces innovations reposent et doivent leur succès aux technologies FLOSS.
De plus, il ne faudrait pas oublier que le libre est une innovation en soi: le partage, la collaboration, le télétravail, etc… et JE crois que cette innovation est en train de transformer petit à petit notre société.
Bon courage, «La route est longue, mais la voie est libre.»
@Greg :
“Que ce soit des Microsoft, des Google ou des Apple … il me semble qu’ils n’innovent pas spécialement, mais ils récupèrent des idées oubliées ou peu avancées. Il n’y a qu’à prendre l’exemple de la tablette qui est quelque chose qui existait déjà bien avant que l’Ipad n’apparaisse !”
J’ajouterais : ils n’innovent pas, ils rachètent des projets innovants ! C’est différents d’innover !
Pour s’en assurer il n’y a qu’a regarder du côté du Kinnect, de Skype, de YouTube, d’Android, de Picasa, de reCAPTCHA (et bien d’autres). Tous ces projets ont été rachetés par Google et Microsoft (et c’est pareil chez Apple : http://www.aventure-apple.com/chron… ).
En fait ils font une veille monumentale sur les innovations et les projets intéressants du moment, et se contentent soit de cloner soit de racheter, tout en y mettant des moyens colossaux.
Leurs force réside dans les sommes de $ qu’ils investissent.
Que peut faire le libre face à ça ?
Juste une petite remarque. Les outils et logiciels libres sont par nature accessible gratuitement et librement par tout le monde :
C’est rarement le cas dans la réalité, surtout quand on parle de Linux en tant que poste client !
En France, par exemple, il existe peu d’offre clé en main avec un PC sous Linux (Quelques sites en lignes et deux magasins qui fournissent ce genre de machine).
Même si il peu sembler simple d’installer un CD Ubuntu acheté dans un magazine, il n’est pas évident pour tout le monde de trouver et d’acheter un PC nu et parfois difficile d’installer Linux sur un Laptop.
Par ailleurs, utiliser des logiciels différents de ceux qu’on utilise à son travail est une démarche peu confortable pour quelqu’un qui utilise l’informatique de manière occasionnelle ou uniquement en support d’une autre activité ou profession ! (Libreoffice versus Office)
On a pas ce genre de problèmes d’adoption sur des logiciels ou l’apprentissage n’est pas nécessaire ( VLC ou Firefox)
Hors la pression de Microsoft sur les grosses entreprises et administration est toujours bien réelle avec certaines méthodes souvent décriées (que je vérifie tous les jours).
L’implication politique de Microsoft reste intense les les personnes ciblées souvent bien choisies !
Il ne faut pas donc pas s étonner que le conduite du changement soit difficile à conduire , sauf à avoir des institutions avec peu de moyens, difficiles à corrompre et avec un esprit quasi militaire (Gendarmerie).
(L’armée a encore trop d’argent pour y trouver une réelle source d’économie)
@Xarkam : On sent quand même un certain dédain pour ceux qui ne pensent pas comme toi. Comme par exemple, là :
“Du moment que c’est libre, même si le soft est une merde, on est content on glousse car c’est libre.”
Oui, il y a des gens qui préfèrent utiliser un équivalent libre, même si les fonctionnalités sont moindre. Est-ce que ces gens méritent que tu les regardes de haut, toi, le grand être supérieur ?
Ou là :
“Moi aussi, j’ai eu ma période libriste. Depuis 3 ans retour intégral sous windows. Y à un moment où faut bosser.”
Il y a des gens (dont moi !) qui bossent quasi exclusivement sur du logiciel libre, tu veux dire que qu’ils sont moins productif que toi ? Qu’ils n’ont rien compris ?
“Mais fondamentalement, le problème vient de ce que le libre ne veux pas se vendre.
Seul ceux qui l’ont fait ou le font s’en sortent. (Firefox, Alfresco, ect…)”
Euh. Je ne suis pas sûr d’avoir compris la phrase, mais tu veux dire que pour gagner de l’argent, il faut vendre ? Tu es sûr que ça mérite d’être rappelé ?
Ah, et tu pourras sans doute nous dire ce que “Firefox” vend…
“Force est de constater qu’on est plus productif avec des logiciels proprio.”
Que *tu* es plus productif dans *ton* boulot. Faudrait peut-être arrêter de prendre son petit cas personnel pour une valeur universelle ! C’est quand même hallucinant. Perso, j’utilise quasiment que du libre, mais jamais j’irais dire à personne qu’avec le libre, on est forcément plus productif. Chacun voit midi à sa porte, et chacun juge en fonction des besoins qui lui sont propres. Venir dire qu’en gros, ceux qui utilisent du libre sont des amateurs et ne savent pas bosser (parce que c’est un peu ça que tu sous-entends), c’est quand même d’un égocentrisme et d’une condescendance rares !
–Sinon, pour en revenir au sujet : je suis plutôt d’accord avec l’auteur. Mais est-ce que c’est un problème que le logiciel libre ne satisfasse pas la majorité des utilisateurs ? Perso, utilisateur et occasionnellement développeur de logiciels libres, je m’en fiche un peu de savoir si le libre va être massivement adopté par d’autres utilisateurs. Je ne suis pas évangéliste (donc je m’en fiche de “convertir” des gens), et je suis plutôt satisfait des logiciels que j’utilise. Et quand je partage un logiciel ou du code source, ce n’est pas pour toucher un max d’utilisateurs (ça ne m’apporte rien), mais pour aider les quelques personnes qui ont le même besoin spécifique que moi.
Il y a plusieurs styles de comportements sur les forums linuxiens qui restent assez cons, je trouve :
_ Le refus d’aider les nouveaux ou alors on ne leur répond même pas.
_ Une certaine fermeture aux nouvelles idées.
_ Certains linuxiens se comportement comme de véritables holligans.
_ Quand tu dis que tu utilise 1 ou 2 logiciels propriétaires dans Gnu/Linux, , on t’allume presque …
Le truc qui est assez vrai est qu’il n’ y a pas vraiment d’innovation … pour qu’un truc existe sous Gnu/linux, il faut souvent qu’il est déjà exister sous un autre os.
Pourquoi attendre qu’un truc existe déjà pour faire un truc libre s’inspirant de ca ? Je n’ai jamais trop compris, c’est peut être pour ça qu’on manque de logiciels assez novateur dans les dépôts.
@kikoo : ce n’est pas du dedain. C’est un fait.
Y arrive un moment où on estime ne plus avoir de leçon de morale à recevoir des “libristes”.
Et putin, qu’est-ce que j’ai pu en entendre pendant des années sur le “bon” comportement à avoir.
Sur le jugement des choix que je réalisais et j’en passe.
Un truc équivalent libre avec des fonctionnalités moindres, c’est juste une perte de temps.
J’utilise visio (entre autre) et pour rien au monde je voudrais revenir sur Dia.
(Attention, pour la maison un openoffice fait très bien l’affaire)
En dehors du développement, t’es pas franchement productif avec du libre. Sauf si tu te cantonne à faire du courrier façon Mme Michu, lire tes mail,
regarder des vidéos.
En graphisme par exemple. Pour faire certaines opération, dans Gimp faut passer par des sentiers tortueux.
Pour ce qui est de l’audio, c’est la jungle.
Comportement typique des “libristes”, dès qu’on parle de vendre, pour un libriste on parle forcément d’argent hein.
C’est une abération que de lire ca. Donc, suivons ton raisonement et faison en sorte tout logiciel libre ne doit absolument pas se faire connaitre.
(sous-entendu se vendre, se mettre en avant,…)
Si Firefox n’avait pas su se “vendre” c’est à dire ce mettre en avant par rapport aux autres, il n’en serait pas là aujourd’huis.
Je n’utilise que du LL pour mes serveurs, pour ce qui est du desktop, c’est de la fanche rigolade.
Et oui, je soutient qu’avec des logiciel libre pour le desktop, tu perds plus de temps pour arriver au même resultat q’avec du proprio.
(et pourtant j’ai bossée avec du libre 10ans (je bosse encore avec) et je développe un LL.)
Je suis pragmatique avant d’être philosophique.
-Si on regarde, cela fait maintenant un an que le logiciel libre n’a plus la “cote” comme ce fut le cas à partir de 2004.
Seul les outils serveur tiennent le flambeau et prennent des part de marchés.
Pour le bureau, linux se cherche à nouveau.
@Julien et Nel : Je plussoie la remarque sur l’utilisation de logiciels proprio.
Dès qu’on dit utiliser les driver nvidia par exemple, on se fait lapider en place publique.
Après toute les communautés ne sont pas comme ca. C’est ainsi que j’ai découvert la communauté frugalwalware.fr qui accepte les choix de chacun car tout le monde est libre
Moi j’ai l’impression que le libre donne déjà ce qu’on lui demande, d’être libre tout simplement, et c’est déjà bien on ne peut pas top en demander non plus, sinon à ce compte la de fortes chance que le libre en perde sa liberté en devenant mieux…
@xarkam
Tu as raison sur des points, mais des cons il y en a partout. Y’a des libristes cons qui te cracheront dessus sans réfléchir dès que tu utiliseras un logiciel proprio c’est un fait. Mais c’est le lot de toute communauté.
En revanche je suis d’accord avec @koko dans le sens où tu généralises violemment ton cas. Et il y a aussi certaines de tes phrases où tu carrément une partie des possibilités. Et d’autres où tu restes trop vague pour que ça soit pertinent.
“J’utilise visio (entre autre) et pour rien au monde je voudrais revenir sur Dia.”
Dia n’est pas le seul équivalent libre. Après : pour faire quoi ? De la modélisation UML/Merise ? Autre chose ? Soit plus précis, si on parle d’UML, effectivement moi non plus je n’ai jamais trouvé un bon outil libre. Là ça pêche carrément.
“En dehors du développement, t’es pas franchement productif avec du libre. Sauf si tu te cantonne à faire du courrier façon Mme Michu, lire tes mail, regarder des vidéos.”
C’est juste du troll pur et simple : tu ne peux pas généraliser une unique préférence libre/propriétaire sur un domaine aussi immense que celui du développement. Et quel est le rapport entre faire du développement et lire des mails et des vidéos ?
“En graphisme par exemple. Pour faire certaines opération, dans Gimp faut passer par des sentiers tortueux.”
Et hop, une phrase bien vague histoire de cacher que sous Photoshop, “certaines” opérations sont très galères elles aussi. “Certaines” ne veut rien dire : on n’a pas d’appréciation de quantité.
Je ne rentrerai pas dans le vieux troll Gimp Vs Toshop, _peut-être_ que Toshop est mieux mais je préfère vous renvoyer vers ce qu’un bon graphiste est capable de tirer des outils de graphismes libres, avant qu’on les condamne hâtivement et sans justifications : http://www.davidrevoy.com/2-portfol…
Comme d’autres, je demande : Pourquoi diantre voudrais-je que le libre soit répandu ?
J’utilise présentement Archlinux avec XMonad : même parmi les libristes, j’ai pas vraiment l’impression d’être mainstream. Et tant l’un que l’autre me satisfont farpaitement. Et mes deux-trois projets de dev sont là pour répondre exclusivement à des besoins personnels, parmi lesquels le plaisir de développer.
Le gros problème est le suivant :
On ne peut décemment demander à quelqu’un qui développe sur son temps libre pour son plaisir de faire un truc censé répondre aux besoins d’autres. Et ce n’est pas une surprise que les entreprises ne soit que moyennement enthousiastes pour donner de l’argent sans retour tangible. Point.
Pas que les devs libres manquent de professionalisme.
Remarques annexes :
— Est-ce vraiment pertinent de comparer Firefox ou LibreOffice à des projets portés par la plus grosse régie publicitaire au monde ? J’ai découvert Firefox un peu par hasard, au bouche à oreille ‑ Chrome, y a des pubs toutes les trois pages.
— Oui, il y a des comportements stupides chez les linuxiens. Mais sont-ce les seuls ? (Allez voir des threads d’iFans à l’époque de l’arrivée d’Instagram sous Android, on va rire.) Le problème, c’est l’humanité, tout bêtement. (Mais c’est en voie de résolution, mes bombes atomiques maison sont de plus en plus prometteuses.)
— Il est bien malheureux que la masse de ceux qui gueulent parce que “ça ne marche pas” ait l’air à ce point plus représentative que celle de ceux pour qui ça marche du premier coup. Je n’ai eu qu’un seul problème majeur (driver wifi) sur trois bécanes différentes alors qu’Archlinux n’est vraiment pas une distro clés en main, si ça peut rassurer des indécis.
— Quand j’ai laissé mon ancien (trans)portable à ma famille, j’avais proposé de laisser un dual-boot Ubuntu 10.04 / Vista. «Nooon ! Que Vista, on veut pas réfléchir.» Pourquoi faire des efforts ?
@Ywen
David Revoy n’est pas qu’une “innovation”, c’est surtout une consécration, un aboutissement, un dépassement… Bref du talent
@Silence
+1 pour XMonad ! (Ben tiens, XMonad et surtout Haskell, le langage de ouf dans lequel il est développé, sont d’excellents apports du libre)
> “Est-ce vraiment pertinent de comparer Firefox ou LibreOffice à des projets portés par la plus grosse régie publicitaire au monde ?”
Oui. Car il faut comparer l’accessibilité et le public visé. Firefox et Chrome sont tous deux gratuits, donc le grand public choisira l’un au l’autre.
En revanche, malgré ce que j’ai pu laisser penser dans mon post précédent, comparer Gimp et Toshop est parfaitement idiot : l’un est gratuit, l’autre a une license à un prix qui le rend inaccessible au grand public. C’est ça qui m’énerve avec Toshop : je respecte celui qui sait s’en servir et qui a payé sa license et qui fait vraiment des trucs en tirant parti de ses possibilités, pas celui qui trolle alors qu’il a juste cracké le soft quand il était au lycée pour suivre un tuto sur le web.
Je ne suis ni anti- ni pro-piratage, mais là c’est clairement un problème : on ramène dans la même gamme d’accessibilité deux produits qui ne sont pas comparables, incitant du coup les gens à les comparer.
Mon opinion est que ce n’est du coup pas dans l’intérêt d’Adobe de rendre leur soft incrackable : c’est ce qui le maintient populaire auprès du grand public et des écoles de graphisme, et ce sont de toutes façons les entreprises qui représentent leur plus grosse rentrée d’argent.
Gimp aurait plus de succès auprès de ceux qui préfèrent s’épargner des tarifs prohibitifs si Toshop était réellement incrackable.
Ce raisonnement s’applique aussi à MSOffice vs LibreOffice, et autres.
> “Il est bien malheureux que la masse de ceux qui gueulent parce que “ça ne marche pas” ait l’air à ce point plus représentative que celle de ceux pour qui ça marche du premier coup.”
C’est triste mais c’est normal : vas-tu t’exclamer sur les forums quand tu as réussi à tout faire marcher d’un coup ? Non. Ce sont des lieux fréquentés par ceux qui _ont_ des problèmes, donc ce sont ces problèmes-là qui vont ressortir sur le web.
C’est un biais de raisonnement très commun que de ne considérer que ces informations (l’heuristique de disponibilité, ça s’appelle) et d’oublier qu’à côté, il y a tout un tas de gens pour qui ça marche et qui bien entendu ne s’expriment pas là-dessus, ils sont contents, point.
C’est de ça qu’il faut que les gens prennent conscience.
@ Ploum / Lionel:
http://bit.ly/RGtiBx (tweet) / http://t.co/76oX5ng0 (lien direct du billet chez notre ami SEBSAUVAGE)
Alors satisfait :p
Avec même un temps d’avance sur l’innovation ainsi que des nouvelles opportunités
Amicalement
Je suis d’accord avec ton article Ploum.
Je pense moi qu’il manque vraiment du marketing là-dedans.
Attention les “ayatollah” du libre, je ne parle pas de vendre ou gagner de l’argent, …
// Le marketing ce n’est pas sale! //
Je parle plutôt de chercher à savoir qui va utiliser une distribution Linux, pour quels besoins, quels envies, … (En utilisant S.O.N.C.A.S ou S.A.B.O.N.E par exemple)
L’un des avantages de Linux(1) est aussi son plus gros défaut: Tous le monde peut partir dans tous les sens.
Un GEEK(2) n’aura pas les mêmes besoins que vos amis ou parents qui n’aiment pas se servir d’un ordinateur.
Si j’ai le temps de creuser la question, j’essaierai de proposer un article la-dessus.
(1) Je dis exprès Linux et non pas GNU/Linux, car ça aussi c’est un problème marketing
(2) Celui qui sait configurer son adresse mail en POP ou IMAP par exemple
@florent parcevaux :
«
(1) Je dis exprès Linux et non pas GNU/Linux, car ça aussi c’est un problème marketing
»
Moi, pour un soucis de marketing, je ne dis pas Linux, mais Ubuntu
Bon, à part l’ironie, c’est vrai hein. Je dis vraiment souvent Ubuntu lorsque je devrais dire Linux, et je ne sais pas si c’est une bonne idée …
Cela dit, nous savons tous que la vraie distribution Linux est Gentoo
Salut,
Je suis assez peu d’accord avec l’article. Même s’il y a une part de vrai, même si l’innovation est plus certainement à la source du succès que la pale copie fusse-t-elle libre, il n’en reste pas moins que l’innovation, ça n’arrive pas tous les jours !
Tu sites les tablettes qui ont bouleversées l’écosystème M$ Window$. OK. Mais au bout de combien d’années ? Concrètement, ça faisait bien longtemps que ces technos existaient dans les labos Xerox avant que Steve Jobs viennent les prendre (je dis volontairement “prendre” pour éviter tout troll, car il n’y a pas de notion de vol ou quoi que ce soit de négatif dans le fait de “prendre”).
Facebook a réussi à s’imposer et démocratiser les réseaux sociaux, a réussi à faire oublier MSN d’accord, mais à quel prix ? D’abord il a fallu une idée. Des idées comme Facebook, tout le monde n’en a pas tous les jours. Ensuite il a fallu du talent : ça le libre en regorge. Après il a fallu de l’argent, beaucoup d’argent ? Pourquoi ? Pour financer les serveurs, pour fournir des contenus attractifs (je pense notamment aux jeux) à des sociétés (à but lucratifs) : là tant que l’intérêt autour du projet open source n’est pas énorme, l’offre reste maigre (elle est, je le rappelle, liée à la demande…). Dans le cas de Facebook ou des iPhone/iPad c’est l’offre qui a générée la demande. Il a fallu de l’argent pour négocier des contrats avec tous les fabricants de smartphone pour qu’ils intègrent nativement Facebook dans leur OS. Quand tu es open source, libre et gratuit et que tu demandes à un grand constructeur d’intégrer tes produits gratuitement dans les siens il te répond que ça lui coûte de l’argent, donc il ne le fait pas !
Bref, pour faire un produit qui marche bien il te faut une idée qui va accrocher le public et ça c’est plutôt rare, quoi qu’on en dise (des grandes innovations, il n’y en a pas tous les 4 matins) et derrière une force de frappe suffisante pour inonder le marcher et faire croire que ton produit est indispensable, que tout le monde doit l’avoir/apparaître dessus etc… Et cette force de frappe, quand tu es libre et sans argent… tu ne l’as pas. Alors il te reste l’option d’essayer de produire une copie de l’existant qui marche, en offrant des alternatives (liberté, nouvelles options, pas de pub, etc…)
@Silence « Pourquoi faire des efforts ?»
Ouais, laissons la masse limiter les offres disponibles des industriels à:
- des forfaits limités à twitter/facebook et bridés sur youtube.
- des smartphones aux app-stores fermés ne pouvant faire tourner Firefox
- des tablettes ne pouvant faire tourner que iOS et Win8RT(arm)
- des cartes graphiques avec drivers optimus windows/osx uniquement
- des ebooks readers qui te retirent des livres sous la main (1984)
Tu pourra toujours bidouiller avec ta RaspberryPI, mais tu ne pourra pas téléphoner avec, l’utiliser comme GPS, jouer à des jeux graphiquement avancés, voir des vidéos/films achetés sur blu-ray.
Et là, il sera trop tard pour réagir.