On entend régulièrement la formule « Celui qui n’a rien à se reprocher n’a rien à cacher ». Cet aphorisme devrait vous rassurer lorsque vous vous inquiétez de l’invasion des technologies dans votre vie.
Je voudrais illustrer la tromperie de cette phrase au travers d’une anecdote réelle, vécue à une époque où Internet était si rare qu’on pouvait le considérer comme essentiellement inexistant. Un temps où les affres de la puberté trouvaient encore un exutoire sur les pages en papier glacé des magazines.

Adolescent dans une grande école catholique, je me fais un jour approcher par un condisciple.
— Lio, il faut que je montre un truc trop drôle !
Ce camarade me révèle qu’il a trouvé, dans une revue porno, une photo ressemblant fortement à un de nos éducateurs. Intrigué, je demande bien sûr à voir la photo en question. Publiée dans la rubrique « courrier des lecteurs », elle représente un homme nu en érection. Contrairement aux autres photos de cette rubrique, le visage n’est pas flouté. Et la ressemblance est, il est vrai, frappante.
Éclatant de rire, nous avons vite fait de nous adjoindre une petite troupe goguenarde autour de la photo. Je remarque alors une chevalière très particulière et un pendentif en or au cou de notre exhibitionniste.
Ni une ni deux, la petite troupe décide de passer « discrètement » devant le bureau des éducateurs pour vérifier et, stupeur, notre éducateur porte la même chevalière, le même pendentif. Il n’y a donc plus aucun doute.
Quand on est adolescent, ce genre d’aventures est grisante. Mon condisciple prend peur et décide de ne plus montrer l’image. Après tout, il est coupable d’avoir emmené un magazine porno dans l’enceinte de l’école. Et tout le monde lui pose des questions sur la possession du dit magazine.
De mon côté, intrépide et inconscient, je lui demande de me découper la photo et la fait passer sous le manteau dans l’école. C’est rigolo. Les élèves jasent.
Le lendemain, l’éducateur n’est pas là. Il ne reviendra jamais.
Cet éducateur avait-il quelque chose à se reprocher ? Non, il échangeait une photo où il apparaissait nu avec un public majeur consentant et demandeur. C’était tout à fait légal et on ne peut lui reprocher cela.
Par contre, le magazine est arrivé dans les mains d’un lecteur non-majeur. La personne ayant permis cela est donc coupable car la photo, bien que parfaitement légale, mine l’autorité de l’éducateur. De plus, elle va à l’encontre des valeurs morales affichées par l’employeur. Deux raisons qui font qu’il était impossible de garder l’éducateur en poste.
Il est donc important de souligner un point : le problème n’est pas que l’éducateur aie posé pour des photos pornographiques ni même qu’elles aient été publiées mais bien que les élèves subordonnés à l’éducateur en prirent connaissance. Ce n’est pas le fait ni l’information qui pose problème mais bien que certaines personnes particulières aient accès à cette information.
La phrase « Celui qui n’a rien à se reprocher n’a rien à cacher » est donc fausse car ce n’est pas vous qui choisissez ce que vous vous reprochez. C’est le public qui a tout pouvoir pour décider ce qu’il va décider de vous reprocher. Afin d’illustrer la nécessité de la vie privée, on prend souvent l’exemple du régime totalitaire qui contrôle les citoyens. Mais, plus pragmatiquement, que penser de la relation élèves/enseignant ou employeur/employé ? Un enseignant doit de nos jours avoir une image publique à laquelle tout élève, avec sa morale propre, ne puisse rien avoir à reprocher ! Vous savez comme moi qu’un adolescent trouvera toujours de quoi se moquer. Et si ce n’est pas le cas, les parents s’en chargeront au premier échec de leur génie.
Pendant longtemps, la diffusion de l’information était limitée de manière physique. On pouvait donc se permettre de semer des tranches de vie privée un peu partout. La (mal)chance que cela arrive au mauvais public était minime. C’est le principe de la sécurité par l’obscurité : on espère que les mauvaises personnes ne vont pas tomber sur la mauvaise information.
La technologie, les réseaux sociaux, la reconnaissance de visage ne font que rendre cette malchance de plus en plus probable. À tel point qu’il faut la considérer comme évidente. Face à cela, nous devenons tous des personnages publics. Nous allons tous devoir apprendre à gérer notre image. D’une certaine manière, les choses se simplifient : le facteur chance disparaît. Mais la société va également évoluer. Les codes moraux risquent d’être bouleversés.
Vous vous demandez certainement si je n’ai jamais eu le moindre remord. Après tout, j’ai très probablement causé le renvoi de cet éducateur innocent.
Et bien non. Il avait compté sur la chance de ne pas être vu par un de ses élèves, il avait négligé de se flouter le visage, il avait joué. Il avait perdu. Déjà à l’époque, je n’éprouvais aucune pitié pour ceux qui reposaient sur la sécurité par l’obscurité.
Photo par Aftab Uzzaman

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J’étais globalement d’accord avec vous jusqu’au moment où vous commencez à parler de « sécurité par l’obscurité » et que vous expliquez que vous êtes sans pitié.
On oppose habituellement l’argument de la « sécurité par l’obscurité » à des entreprises, des organismes de normalisation, des services de prestations informatiques, etc., bref des professionnels qui proposent des solutions techniques défectueuses alors que leur métier est censément la sécurité.
Vous ne pouvez pas mettre cela sur le même plan qu’une personne physique qui ne cloisonne pas assez sa vie.
On peut être impitoyable envers des professionnels qui prétendent à la compétence mais fournissent de mauvaises solution (d’autant plus s’ils le font sciemment) ; cela n’implique pas de l’être à l’encontre de simples individus.
Très bon article. Merci.
Je ne vois pas en quoi tu devrais avoir des remords. Chacun assure sa propre responsabilité.
Par contre, j’aimerai connaître le motif du licenciement de cet éducateur. Que peut-on lui reprocher dans cette histoire ? Il n’a rien fait d’illégal, c’est seulement la pression et la morale qui ont fait que cet éducateur a été renvoyé. Je ne suis pas un expert juridique, mais y a-t-il un texte de loi qui fait référence à un motif de licenciement qui fait le lien entre la vie personnelle et la vie professionnelle ?
Je ne partage pas du tout ta conclusion.
Dans “mon monde idéal”, tu peux poser nul, être homo, tromper ton conjoint, bander face à des ânes, ça ne devrait en aucun cas aboutir à un licenciement (ou équivalent).
Comme tu le rappelles si bien, “le problème n’est pas que l’éducateur aie posé pour des photos pornographiques ni même qu’elles aient été publiées”.
Et le problème n’est pas le fait que les enfants y ait eu accès (bullshit absolu), le problème est le tabou du cul sur notre société, où il faut être en “ordre moral”.
Pourquoi ne pas avoir profité de cet événement pour lancer une session d’information enseignants / élèves ? Bref, avancer sur les préjugés et sur l’acceptation de l’autre. Mais non, tellement plus simple de virer le vilain petit canard bandant.
D’où sort cette conclusion : “il avait compté sur la chance de ne pas être vu par un de ses élèves, il avait négligé de se flouter le visage, il avait joué.”
Tu lui as demandé ? Si il avait envie de s’exhiber nul, c’est 100% son droit, je ne vois pas le rapport avec les élèves ou son boulot.
Free your mind
D’accord avec Nicolas (et donc pas avec ta conclusion).
Ton article me fait penser à cette vieille histoire d’institutrice nue 1 (qui m’amène tjs des visiteurs via notre bon Google).
Bref, dans mon monde, c’est celui qui diffuse l’info au «mauvais public» le coupable; je décide par exemple (même si j’aime le film) de ne pas montrer Inglorious Bastards à ma fille de 7 ans.
1 http://blog.namok.be/?post/2006/11/…
Je suis d’accord avec vous sur le principe d’un monde idéal. Mais pas sur la pratique : quand on travaille dans une école, a priori catholique, il faut faire preuve d’un minimum d’intelligence. Nous ne sommes pas dans un monde idéal.
Dans mon collège, un professeur avait été pris en photo lors d’un salon de l’érotisme devant une séance de pole dance et l’image avait illustré un article de presse. On imagine les parents un peu scandalisés.
La direction avait soutenu l’enseignant, de même qu’il avait assumé sa présence là-bas devant ses élèves, arguant que c’était ses oignons. Les élèves l’avaient donc soutenu en retour, et c’est les parents scandalisés qui furent l’objet de moqueries, du coup. Un certain soutien émergea autour du prof, deux trois lettres de parents furent envoyées pour dire qu’ils n’en avaient rien à foutre qu’ils aillent voir des danseuses nues, etc. Certes, c’était moins choquant qu’une photo nue en érection, mais là, point de renvoi.
“Déjà à l’époque je n’avais aucune pitié”
Grand bien vous fasse, vos faîtes partie du troupeau qui distribue les bons et les mauvais points et approuve ces déchéances.
Sinon, il y a aussi deux questions simples à rétorquer à ceux pour qui « celui qui n’a rien à se reprocher n’a rien à cacher » :
– Pourquoi as-tu des rideaux, des vitres dépolies dans tes toilettes et ta salle de bain ?
– Montre-moi tes dernières fiches de paie et relevés de comptes…
On “joue” en traversant les rails, en grillant le métro ou en braquant une banque, on ne “joue” pas en faisant tout simplement usage de sa liberté, sans faire de mal à personne ni enfreindre aucune loi.
S’il nous arrive de perdre à ce jeu-là, c’est que d’autres l’ont joué à notre place.
L’anecdote que tu relates est intéressante, mais les conclusions que tu en tires sont assez effrayantes en fait.
Cela dit au moins, ça illustre parfaitement le discours : on peut faire ce qu’on veut, on courra toujours le risque que certains considèrent que c’est une attitude risquée et transgressive par nature, qu’on “joue” avec sa vie privée, et se lavent totalement les mains d’avoir participé à nous le faire payer…
Gipé > Voilà, tu as tout à fait compris le sens de mon billet.
On me dit qu’il aurait fallu que l’école comprenne, que les élèves soient solidaires.
La question n’est pas là : il suffit d’une personne mal intentionnée, d’un directeur d’école puritain (dans ce cas, le directeur était un abbé, juste pour illustrer) voire même un simple gamin de 15 ans inconscient de la conséquence de ses actes.
Tout cela illustre que tant qu’il y aura une personne sur terre capable de vous juger selon ses critères, la vie privée sera un besoin absolument fondamental.
@Ploum :
“la vie privée sera un besoin absolument fondamental”
L’acceptation de l’autre, tel qu’il est, est bien plus fondamental (et enrichissant).
Stop au préjugés et autres saloperies qui gangrènent notre vie en société.
La notion de vie privée va quasiment finir par disparaître, tu t’exprimes sur un blog, tu relais des opinions, tu partages des infos à des cercles d’amis, tes amis partages des photos de toi, tu vas bientôt croiser des gens équipés de google glass dont tu ne maîtriseras rien, …
Je mise beaucoup plus sur une “éducation” sur “l’ouverture” que sur un renforcement de la vie privée.
Uhm, c’est pas tout à fait TOUT ce que je dis non…
Je suis d’accord pour le gamin de 15 ans. Qu’à cet âge on soit relativement inconscient et qu’on ait des jugements de merde sur la vie des autres je le conçois. Mais avoir la même vision abrutie à l’âge adulte, voire le revendiquer , c’est une autre histoire.
Personnellement faut que quelqu’un soit coupable d’exactions assez dégueulasses pour que je n’éprouve “aucune pitié” pour son sort.
Un mec qui n’aura rien fait de plus que s’afficher dans des revues pour adultes sans prendre la mesure de la mesquinerie de ses contemporains, excuse-moi, mais j’ai plutôt envie de lui apporter mon soutien.
Parce que j’ai plus 15 ans.
Billet intéressant. C’est vrai que j’ai régulièrement moi-même été tentée de verser dans le “celui qui n’a rien à se reprocher n’a rien à cacher”… Je sais que c’est faux, et l’exemple le montre bien, mais ça facilite – faussement – la vie.
Par contre je comprends pas très bien certains conflits dans les commentaires : je ne vois pas en quoi la célébration de nos libertés est incompatible avec un apprentissage de gestion de notre image, ou plutôt un apprentissage des possibles conséquences de l’utilisation de image.
Je pense personnellement qu’il faut tout faire pour la protection de notre liberté mais tout en n’étant pas naïfs. Certains actes que nous posons pourront toujours avoir des conséquences parfois logiques et parfois malheureuses / injustes. Dans ce cas pourquoi ne pas apprendre à être conscient des possibles conséquences (qui sont de plus en plus probables vu l’usage qu’on fait du net), ce qui nous permettrait de choisir ou non de révéler certaines choses, justement, en toute liberté ET en connaissance de cause.
Sinon, pour ton histoire en particulier, la chose regrettable, c’est que ton pote ai réussi à se procurer une publication qui devrait normalement lui être inaccessible à cet âge-là..
Je soutiens les commentaires qui appellent pour faire passer l’acceptation de l’autre avant la protection de la vie privée.
Seulement on peut légiférer sur la protection de la vie privée, pas sur l’acceptation de l’autre.
Interdire le licenciement du mec ne lui rendra pas son autorité.
On m’a souvent dit qu’une serrure n’était là que pour garder un honnête homme honnête. Le problème initial du vol, c’est qu’il y a des voleurs. Certes, mais une bonne serrure évite la grande majorité des dérives ponctuelles et circonstancielles. Ca coûte pas cher, et c’est assez efficace: ça laisse le temps et les ressources pour traiter ensuite le problème de fond.
@Elessar : Tiens, pas mal du tout celle-là, j’adopte ^^
Le plus simple pour rappeler aux gens l’importance de la vie privée, c’est de mentionner le fait que des adolescents se suicident parce qu’ils ont montré leurs fesses (ou plus) devant une webcam. C’est un raisonnement volontairement réducteur (“sans vie privée, tes enfants vont mourir”) mais les masses ne comprennent que les idées simples, choquantes.
La vie privée est un problème intimement lié à la confiance. Le fait est qu’on ne peut pas avoir confiance en un gouvernement, une entreprise ou un inconnu sur Internet. C’est tout.
Cet éducateur n’a pas réagit ?
Moi, j’aurai buté l’abbé, en accord avec mes convictions personnelles.
Dans ce débat, il y a deux factions :
Beaucoup se focalisent sur la problème de la perception de ce qu’on fait, en oubliant le problème de la perception de ce qu’on est.
Et puis, à titre personnel, je tiens à pouvoir garder ma vie pour moi. C’est mon droit, et je ne vois pas pourquoi j’aurais à le justifier.
Ce commentaire est publié imbibé d’une provocation versant volontairement dans le troll.
Lionel, reconnaissez qu’il serait pétillant que cet homme dont vous avez détruit la vie -sans pitié- vous retrouve, grâce à ce rétrécissement de l’espace séparant le privé du public (que vous décrivez par ailleurs de façon intéressante).
Et là, priez pour que lui, il ait appris l’amour de l’Autre.
Pour vivre heureux, vivons cachés dit le dicton. C’est triste pour cet éducateur car au final il n’a rien fait de mal, mais bon, il se devait de prendre ses précautions. Le monde est loin d’être idéal comme tu dis, il est même très dur, il faut savoir se protéger correctement. Donc moi non plus je n’aurais pas eu de remords.
Je trouve, comme d’autres, ta conclusion très dure avec cet éducateur. Oui il aurait pu mieux se protéger, mais je ne vois pas pourquoi n’avoir « aucune pitié » pour lui. Je trouve que cela va en contradiction avec la thèse du billet.
D’un coté tu explique que la vie privé est importante et lutte pour sa protection, de l’autre tu dis en substance que finalement les victimes de cela n’ont pas à recevoir la moindre pitié (elles ont jouée, elles ont perdues). Au final c’est une manière de dédouaner les entreprises qui ne sont pas respectueuses de la vie privée.
D’un coté la faute (comme tu le dis) n’est pas à l’éducateur, de l’autre ta conclusion indique le contraire (il a joué en anonymisant pas sa photo ce qui pour toi serait une sécurité par l’obscurité).
La sécurité par l’obscurité devient malheureusement impossible pour de simples particuliers. Tout comme on ne choisi pas ce qui peut nous être reproché, on ne choisi pas toujours les informations qui sont publiées à notre insu notamment avec la nouvelle technologie… les smartphones contiennent beaucoup d’utilisations courantes qu’un James Bond des années 80 aurait souhaité.
@Ploum
Je peux comprendre qu’en ce moment, vous pouvez vous dire : “pourquoi je n’ai pas été simplement hypocrite au lieu d’exprimer simplement ma réelle façon de penser? Quel c** je fais, j’aurai du la fermer ca risque d’entacher ma réputation web…”.
Ce qui est ironique, c’est que vous vous êtes fait avoir par ce que vous n’éprouvez pas : “l’imprudence de dévoiler sa vie privée” vous venez de le faire concernant votre enfance.
@unPassagerDuNet : Ben non, je ne me dis pas ça du tout. Si les gens ne comprennent pas que :
1. Mon moi actuel ne le referais évidemment pas.
2. Que mon moi de 15 ans ne pouvait pas imaginer les conséquences et que, en conséquence de cause, a agit sans malice
3. que 1+2 font que je n’ai aucune raison d’avoir du remord. Certes, le moi adulte de 31 ans n’agirait pas de la même façon. Je préviendrais la personne et resterais discret. Mais là, j’en avais 15.
Un gamin de 15 ans n’a pas à porter une quelconque responsabilité dans le fait de partager une information avec ces condisciples. Personne ne semble relever le fait que je n’en ai parlé qu’à d’autres élèves et que il y a forcément quelqu’un qui a fait remonter l’information. Personne ne semble relever le fait que l’information a pu également être trouvée par quelqu’un d’autre. Personne ne semble relever le fait que l’éducateur a pu lui-même choisir de partir.
Ceux qui se scandalisent parce que je n’ai pas de remord sont de purs hypocrites car ils ont certainement déjà fait de même. Sans le savoir, en partageant une photo humoristique d’une personne dans une mauvaise situation, ils ont répandu une information dommageable. Si vous avez un jour fait suivre la vidéo du star wars kids ou qqch de ce genre, vous n’êtes tout simplement pas mieux placé que moi.
@Ploum
–> L’hypocrisie que je souligne c’est simplement celle de dire ce que l’on pense mais en contrepartie il y a des choses qui peuvent “faussement” en choquer d’autres. Pourquoi “faussement”, parce que les “autres” pensent tout bas ce que vous vous dites tout haut, mais comme c’est “immorale” de dire “ah na je regrette pas, tant pis pour lui”, certains se font un plaisir de se mettre en position supérieur (à cause du complexe d’infériorité que l’on peut tous avoir) pour donner des lecons de moral “ahh ploum pass biennnn, tu dis des choses “immorale”, mauvais garcon”.
–> Par ailleurs, je ne vous demande pas de vous justifier (c’est votre droit d’en avoir rien à faire de vos actes d’adolescents) mais je vous dis simplement que le fait de raconter ce passage “privé” de votre enfance, s’est retourner contre vous (à cause du complexe d’infériorité que nous avons) et que par conséquent, vous pourriez penser que vous auriez simplement du être hypocrite en disant un truc du genre “ah je regrette aujourd’hui ce que j’ai fait en étant adolescent”, la pilule serait mieux passée et tout le monde vous gratifierais au lieu de vous juger (ou préjuger). Et certains aurait même dit à votre place ce que vous pensez réellement “mais tu n’as pas à regretter, c’est bien fait pour lui”.
Ne vous préoccupez pas de ces jugements, nous pensons finalement tous de la même manière (mais c’est pas forcément la même chose).
Bon week-end
à lire ou relire:
‘Lettre ouverte à ceux qui n’ont rien à cacher’
sur internetactu …
Excellente illustration en pratique:
http://forum.adsl-bc.org/viewtopic….