Prière

Parfois, la nuit, j’ai peur.

J’entends les branches craquer, des millions d’insectes purulents grouillent autour de moi, des monstres hurlent dans l’obscurité, des fantômes me frôlent et me glacent. Un monde mystérieux et hostile m’entoure. J’ai peur.

Qui pourrait me rassurer ? Qui puis-je implorer ? Je suis seul…

De l’évolution et de la liberté

Ce n’est un secret pour personne, je suis un « libriste ». Entendez par là que j’essaie d’utiliser principalement et de promouvoir des logiciels libres.

Il existe beaucoup de raisons très différentes de préférer l’utilisation des logiciels libres : que ce soit par pur idéal philosophique, par intérêt technologique, par pragmatisme, parce que c’est meilleur, moins complexe, plus performant ou moins cher. Il est important de comprendre que si vous aimez le logiciel libre, ce n’est pas nécessairement pour les mêmes raisons que votre voisin. L’une comme l’autre sont valables du point de vue de chacun.

Sunset City

Souvent, lorsque je défend le logiciel libre, on me prend alternativement pour un informaticien fou, pour un illuminé, pour un alter-mondialiste anarcho-communiste ou pour un simple trublion. Si certains de ces qualificatifs s’appliquent à moi (et les autres absolument pas), la raison principale qui me pousse à croire dans le logiciel libre est toute autre. C’est bien simple, j’estime que le logiciel libre est le seul espoir d’évolution de l’outil informatique tel que nous le connaissons.

Le manque d’informaticiens, un problème marketing ?

Selon un article de La Libre Belgique du 25 juillet, le constat est alarmant : la Belgique manque cruellement d’informaticiens ! Les justifications principales de cette situation seraient le manque d’intérêt pour l’informatique des étudiants ainsi que l’image parodique peu avantageuse de l’informaticien boutonneux.

Il est vrai que l’informatique n’a plus l’aura exceptionnelle dont elle bénéficiait il y a quelques années, elle est devenue un outil commun au même titre que le GSM ou la télévision. Mais peut-on parler pour autant de désaffection à l’heure où les facultés et les écoles d’informatiques font le plein d’étudiants alors que la plupart d’entre elles n’existaient même pas il y a 20 ans ? Internet regorge des jeunes prodiges de l’informatique, de surdoués et de passionnés qui ne se préoccupent guère de savoir si on leur colle une image d’informaticien boutonneux ou pas, qui n’ont que faire de savoir qu’il est de mieux en mieux vu d’affirmer haut et fort : « moi je n’y connais rien, je n’ai pas le temps pour ce genre de chose ».

Et si l’on envisageait le problème autrement que du simple point de vue marketing/perception ? Et si l’industrie informatique n’attirait pas les jeunes passionnés tout simplement parce qu’elle ne leur offre pas ce qu’ils cherchent ?

bébé informaticien

Comment s’organiser sans jamais ranger avec la méthode Glande Appliquée & Rangement Interdit

Dans cet article, je vais vous montrer que le rangement est le pire ennemi de la productivité et je vais vous expliquer une méthode d’organisation basée sur Getting Things Done, méthode que j’ai intitulée GARI pour Glande Appliquée et Rangement Interdit. Cette méthode est adaptée aux gens qui n’aiment pas ranger et qui apprécient la glande l’esprit vide en ayant bonne conscience.

logo Gari

L’article est long mais si vous n’avez pas le temps de le lire, c’est que vous avez vraiment besoin de le lire ! Et puis c’est l’occasion de glander en ayant l’impression d’être productif, ce qui est un sentiment de plénitude absolue.

En retard…

Vous avez déjà sans doute remarqué que lorsqu’on est pressé, on agit d’une manière totalement différente sans véritable logique. Ce qui est amusant c’est que ce changement de comportement induit des effets inattendus et pour le moins comique (pour les autres).

Rabbit

On ne dit pas lol !

Menestrel Si la communication écrite est à mes yeux l’une des plus belles inventions de l’homme, il est des limitations intrinsèques au ressenti de chacun face à la danse des lettres sur le papier. La froideur et le manque d’intonation sont de celles-là. Pour contourner cet écueil, les écrivains de tous les siècles ont déployé des trésors d’ingéniosité, de créativité, de vocabulaire. La subtilité de la description d’un sentiment n’équivalait que la justesse et la force de l’émotion ainsi partagée par voie épistolaire.

Lorsque les hordes analphabètes et braillardes prirent possession des moyens du moyen de communication qu’était le web, le besoin de concision pris le pas sur l’élégance de la geste. L’éclat de rire franc et bruyant caractérisant un amusant difficilement transposable phonétiquement fût donc traduit par l’abréviation de son imprononçable pendant anglo-saxon : « Laughing Out Loud« . Le puissant « votre réflexion m’amuse énormément, je ne peux retenir un éclat de rire joyeux et sincère » se transforma en un tristement célèbre et pathétique « lol » !

L’innovation est morte

Ampoule brisée Imaginez un instant un monde informatique où le matériel fonctionnerait dès que vous le branchez, où remplacer une imprimante par une autre se ferait de manière tout à fait transparente, où regarder un film ne nécessiterait pas l’installation de codecs. Imaginez que vous puissiez installer les programmes dont vous avez besoin en les sélectionnant dans une liste, que vos fichiers fonctionnent dans tous les programmes, dans tous les lecteurs, tout simplement. Imaginez que vous n’ayez pas à vous préoccuper de la machine, de virus, de malwares, d’adwares, d’attaques. Imaginez que vous n’ayez qu’à utiliser votre ordinateur.

Cela vous semble un rêve ? Utopique ? Et pourquoi pas ?

Le gilet de sauvetage et le TGV

Mandarine,quel rapport avec l'article ?Parmi les longues traditions de la sécurité informatique, on trouve la tristement célèbre obligation de changer son mot de passe toutes les 4 ou 6 semaines.

Cependant, comme beaucoup de traditions, lorsqu’on les applique sans en saisir réellement le sens, on finit par les rendre inutiles voire nocives !

A ce sujet, Bruce Schneier, « Monsieur sécurité informatique », recommande l’excellent article du docteur Gene Spafford, professeur à l’université de Purdue, Indiana.

Changer de mot de passe régulièrement est extrêmement envahissant, ennuyeux et perturbant. Si votre accès à Internet dépend de ce mot de passe, cela peut même relever du parcours du combattant sous des systèmes comme MS Windows où chaque application possède sa propre configuration et nécessite elle aussi de changer le mot de passe bien caché dans les préférences (ennui qui est nettement moindre pour les heureux utilisateurs de systèmes mieux conçus où toutes les applications coopèrent autant que possible). Il en résulte donc du stress, de la perte de temps et de productivité, parfois des appels au helpdesk simplement car l’utilisateur a oublié de changer son mot de passe.

Dilbert password

Il ne faut pas non plus sous estimer l’impact psychologique qui amène les utilisateurs à craindre le tant redouté « jour du changement de mot de passe », à développer une aversion grandissante pour l’outil informatique et tout ce qui tourne autour. Beaucoup pensent qu’un utilisateur sans problème implique un utilisateur heureux. Au contraire, je défend qu’un utilisateur sans problème doit être tout d’abord un utilisateur heureux. Le changement imposé de mot de passe est perçu comme une mesure inique qui va à cet encontre.

On pensera donc que cette mesure rébarbative, pour être si répandue, doit être amplement justifiée et indispensable. Cela reste à voir…

La vraie vie, c’est so 20ème siècle

Et encore bonne année Alors ? Vous avez passé de bonnes fêtes ? Vous avez passé du temps avec des amis ? Vous avez bien rigolé ? Mon dieu, mais vous êtes complètement 20ème vous alors ! C’est à dessein cet enthousiasme rétro ? Notez que ce côté has-been peut être touchant hein, j’ai pas dit le contraire. Mais la vraie vie, c’est complètement out. Fini. Atomisé. Ringardisé avec les chemises à fleurs et les coiffures Jackson Five.

Sérieux, je ne déconne pas. Aujourd’hui, les seuls vrais amis sont ceux qui sont loin, les seuls vrais contacts sont listés électroniquement. L’important n’est plus de faire mais de faire savoir.

Conserver la tradition du changement, mais pas trop

Pour le changement Il est amusant de constater que les slogans politiques récurrents concernent pour une grande majorité le désir de changement. Sans que le dit changement soit explicité, des hordes d’électeurs et de supporters se ruent affamés sur le moindre populiste au sourire étincelant promettant d’une voix puissante un changement profond, une refonte complète, un remaniement du système voire, comble de l’orgasme, une réforme ! Lorsque tout cela vient d’une parti dit conservateur, je me délecte d’une touche d’ironie saupoudrant l’habituel cynisme avec lequel il convient de profiter de ces spectacles.

Au départ, je me suis amusé de ce qu’un changement non précisé pouvait bien être une mauvaise surprise. « Voilà, j’ai tout rasé, j’ai tout détruit. Vous vouliez le changement non ? ». Mais, finalement, j’ai réalisé que ce désir de changement n’était qu’un artifice rhétorique. En fait, au plus l’être humain s’enfonce dans son petit confort de voitures chauffées-séries télé américaines sur grand écran, moins il veut changer. Pire, changer devient le danger absolu, le plus grand péril. Tout est justifié afin de contrer les moindres velléités de changement. Ce conservatisme est bien plus profond dans les gênes de l’être humain que je ne l’avais cru jusqu’à présent.

Un petit exemple ? Juste un alors, car à vrai dire, je suis intarissable sur le sujet. Dernièrement, il m’est venu la lubie d’apprendre à taper suivant une disposition de clavier Dvorak. Je vous situe brièvement le contexte.