Happy Newtonmas 2142 !

Traduction française disponible ici

You have to be patient kids. You are not allowed to open your presents before midnight. If you do, Albert Einstein will not be happy. What ? You don’t believe anymore in Albert Einstein ? You don’t believe it would be possible for someone to know everything and to deliver gifts everywhere in one night by going faster than light ? Of course, you have grown up. Just like mankind.

GiftGeekft

But do you know at least why you don’t have to go to school this week ?

Le conte du mousse et des vingt-neuf navires.

Il était une fois un roi qui désirait étendre son empire. Ses conseillers lui affirmèrent que les terres par delà l’océan regorgeaient, du moins disait-on, de richesses. Notre bon roi pris la décision de construire un navire afin de s’en aller conquérir les pays sauvages. Le garde du trésor affirma que, étant donné les richesses que devrait ramener une telle expédition, l’opération serait plus que profitable. Armés de leur calculs complexes, les savants prédirent que l’équipée mettrait vingt-neuf ans à atteindre l’autre rive et autant à revenir. Fort de sa sapience légendaire, le roi ordonna l’ordre de construire vingt-neuf navires, afin que le délai soit réduit à deux minuscules années.

Et l’on décida de ne plus écouter les savants.

Le chantier était d’une telle ampleur que notre bon roi sentit ses forces le quitter bien avant que la première quille aie frôlé l’onde. Il fit venir son fils aîné et lui confia la tâche de terminer la construction des vaisseaux avant de rendre son dernier soupir.

Devenu roi, le fils aîné alla jusqu’à lever de nouveaux impôts afin de s’acquitter de sa tâche. Lors de l’inauguration des bateaux, il prononça un grand discours et chacun, du plus simple balayeur au maître de cérémonie du palais sentit une bouffée d’orgueil et de fierté à la vue des vingt-neuf magnifiques navires fendant les vagues dans une gerbe d’écume.

Les navires s’éloignèrent et nul n’y pensa plus. Le roi mourut quelques temps plus tard, heureux d’avoir respecté la volonté de son illustre géniteur.

Conserver la tradition du changement, mais pas trop

Pour le changement Il est amusant de constater que les slogans politiques récurrents concernent pour une grande majorité le désir de changement. Sans que le dit changement soit explicité, des hordes d’électeurs et de supporters se ruent affamés sur le moindre populiste au sourire étincelant promettant d’une voix puissante un changement profond, une refonte complète, un remaniement du système voire, comble de l’orgasme, une réforme ! Lorsque tout cela vient d’une parti dit conservateur, je me délecte d’une touche d’ironie saupoudrant l’habituel cynisme avec lequel il convient de profiter de ces spectacles.

Au départ, je me suis amusé de ce qu’un changement non précisé pouvait bien être une mauvaise surprise. « Voilà, j’ai tout rasé, j’ai tout détruit. Vous vouliez le changement non ? ». Mais, finalement, j’ai réalisé que ce désir de changement n’était qu’un artifice rhétorique. En fait, au plus l’être humain s’enfonce dans son petit confort de voitures chauffées-séries télé américaines sur grand écran, moins il veut changer. Pire, changer devient le danger absolu, le plus grand péril. Tout est justifié afin de contrer les moindres velléités de changement. Ce conservatisme est bien plus profond dans les gênes de l’être humain que je ne l’avais cru jusqu’à présent.

Un petit exemple ? Juste un alors, car à vrai dire, je suis intarissable sur le sujet. Dernièrement, il m’est venu la lubie d’apprendre à taper suivant une disposition de clavier Dvorak. Je vous situe brièvement le contexte.

Prière

Parfois, la nuit, j’ai peur.

J’entends les branches craquer, des millions d’insectes purulents grouillent autour de moi, des monstres hurlent dans l’obscurité, des fantômes me frôlent et me glacent. Un monde mystérieux et hostile m’entoure. J’ai peur.

Qui pourrait me rassurer ? Qui puis-je implorer ? Je suis seul…

Plus ou moins tout seul dans un infini plutôt moyen

Suite aux différentes affaires qui ont secoué la diplomatie internationale, je me suis rendu compte à quel point les susceptibilités philosophiques de chacun devaient être respectées. Nous partageons tous le même monde et, afin d’y vivre au mieux, il est important de respecter les croyances et les traditions de chacun. C’est pourquoi j’ai pris sur moi de ne pas m’offusquer des pratiques désuètes et rétrogrades des cultes de certains, cultes que j’ai même parfois partagé durant ma jeunesse.

Son Appendice Nouillesque

J’avais des certitudes. Le monde semblait clair, tout s’enchaînait logiquement, je regardais le soleil se lever et remerciait Sa Grandiose Nouillesquerie (avec deux boulettes de viandes) de m’avoir touché de Son Appendice Nouillesque. Bien que je n’en ai jamais eu La Révélation, j’avais la foi. L’argumentation du réchauffement climatique me semblait limpide. J’étais un Pastafarien pratiquant et croyant. Le bon sens de ma religion me semblait parfaitement logique.

Pastafarien

Qui est ton dieu ?
Théo !
Logique..

Je suis un ordinateur

Je suis un ordinateur

Je suis un ordinateur. Enfin, jusqu’à un certain niveau tout au moins. Je n’ai en effet pas de disque dur. En revanche, j’ai beaucoup de mémoire vive. Énormément. Plus que je ne pourrais jamais en utiliser.