Writing on a smartphone: review of 8pen and MessagEase

I like to write. Consequently, I’m constantly trying to optimize my writing tools. On a computer, I’m very satisfied by my Typematrix keyboard configured to use the Bépo keymap, which is the French Dvorak.

An old typewriter

When typing, we use approximately 50 keys. Combined with Shift and Alt, this gives you more or less 150 characters. Some of them are dead keys, giving you even more characters but some are completely useless on a day-to-day basis. I’m writing mostly in French, which requires a lot more characters than English. How does it translate on a smartphone? I will share my experience and review the two most innovative solutions I’ve found: MessagEase and 8pen.

First of all, I consider that a smartphone or a tablet has nothing to do with a typewriter. As such, it’s completely silly to try to mimic a solution that was designed to work around hardware limitations. Each time I see a virtual QWERTY non-aligned keyboard on a tablet, I sigh.

Les Non-humains, tome 2 – Liberté et brosses à dent

Brosse à dent

Il y a près de trois ans, je vous présentais Lilo et Vista, un chargeur de bottes et une jeune femme issue de la frange dominante de la société. Si vous n’étiez pas encore sur ce blog, je vous invite à lire leurs aventures avant de continuer dans ce billet.

À l’époque, vous aviez été nombreux (si, si, trois personnes c’est nombreux) à réclamer une suite. Hélas, c’est une éventualité que je n’avais pas envisagée et j’avais préféré laisser Lilo et Vista à leur intimité.

Je n’ai jamais eu l’idée ni l’envie d’écrire une suite. Mais il y a une semaine, alors que j’observais les réactions à mon billet sur le piratage, Lilo est soudainement réapparu.

Board of columns of keys

The biggest issue when talking about usability is that people tend to be used to what they get, even if sub-optimal. And because they are used to it, they will never question the validity of the current model and, worst, they will fight loudly against any change. That’s why I’m so pleased when someone come with an out-of-the-box idea.

machine with buttons

Just think about a machine that will need input. Add lot of buttons, more than one hundred, nearly all of the same size and color. Spread those buttons in a total random order, without even aligning them. That’s it, you have the most widely used human-machine input mechanism : the keyboard !

Scary, isn’t it ?

Le bépo sur le bout des doigts

Le billet suivant est une méthode à destination des personnes souhaitant apprendre la disposition de clavier bépo, que ce soit en complément ou pour remplacer complètement l’azerty[1] (l’utilisation des deux en parallèle étant en effet possible). Cette méthode est issue de mon expérience personnelle[2] à laquelle j’ai corrigé certaines des erreurs que j’ai faites lors de mon apprentissage.

Bépo

Se mettre au bépo demande de la motivation et une certaine assiduité au début. Cependant, cela peut également être un défi amusant et un investissement pour préserver vos articulations.

Quelle que soit la façon que vous choisissiez pour passer au bépo, il est impératif d’avoir une méthode structurée et de faire des exercices avec un logiciel de dactylographie. Passer au bépo brusquement en pensant que l’habitude viendra peut rallonger votre période d’apprentissage de 6 semaines à 6 mois voire plus ! Pensez-y : vous avez mis plusieurs années pour arriver à votre vitesse actuelle en azerty.

Notes

[1] Ou toute autre disposition, bien entendu.

[2] 6 semaines pour passer de 0 à 55MPM en bépo

Les Nons-humains

Suite au concours lancé sur Linuxfr, j’ai pris une soirée pour commettre une petite nouvelle sur le logiciel libre et sa communauté. Je voulais faire un texte accessible au grand public mais, emporté par mon sujet, j’ai lamentablement terminé avec une suite de private jokes à tendance moulesque. Je dédie donc ce texte aux moules […]

Conserver la tradition du changement, mais pas trop

Pour le changement Il est amusant de constater que les slogans politiques récurrents concernent pour une grande majorité le désir de changement. Sans que le dit changement soit explicité, des hordes d’électeurs et de supporters se ruent affamés sur le moindre populiste au sourire étincelant promettant d’une voix puissante un changement profond, une refonte complète, un remaniement du système voire, comble de l’orgasme, une réforme ! Lorsque tout cela vient d’une parti dit conservateur, je me délecte d’une touche d’ironie saupoudrant l’habituel cynisme avec lequel il convient de profiter de ces spectacles.

Au départ, je me suis amusé de ce qu’un changement non précisé pouvait bien être une mauvaise surprise. « Voilà, j’ai tout rasé, j’ai tout détruit. Vous vouliez le changement non ? ». Mais, finalement, j’ai réalisé que ce désir de changement n’était qu’un artifice rhétorique. En fait, au plus l’être humain s’enfonce dans son petit confort de voitures chauffées-séries télé américaines sur grand écran, moins il veut changer. Pire, changer devient le danger absolu, le plus grand péril. Tout est justifié afin de contrer les moindres velléités de changement. Ce conservatisme est bien plus profond dans les gênes de l’être humain que je ne l’avais cru jusqu’à présent.

Un petit exemple ? Juste un alors, car à vrai dire, je suis intarissable sur le sujet. Dernièrement, il m’est venu la lubie d’apprendre à taper suivant une disposition de clavier Dvorak. Je vous situe brièvement le contexte.