Le Parti Pirate, la démocratie du troisième millénaire ?

Suite à ses récents succès en Allemagne, où il pourrait devenir la troisième force politique nationale, le Parti Pirate fait beaucoup parler de lui.

Manifestation de Pirates en Allemagne

Mais comment considérer sérieusement un parti qui est né sur le désir de télécharger de la musique et qui, à première vue, n’est qu’un parti de défense des droits des internautes ?

En fait, réduire le parti Pirate au téléchargement reviendrait à considérer que les partis écologistes ne cherchent qu’à protéger les pandas d’Asie. Caricaturer le Parti Pirate en un groupuscule de geeks barbus est également mensonger: j’en connais deux qui se rasent.

Protégez votre vie privée : noyez le poisson !

Contrairement à ce qui est souvent entendu, Internet n’a pas rendu publiques des informations qui étaient auparavant privées. Internet s’est contenté de rendre très facile un accès aux informations publiques.

Si, il y a 30 ans, vous aviez publié un éditorial dans le magazine des pêcheurs à la mouche de Trifouilli-les-Oies, l’éditorial et le fait que vous fûtes un pêcheur à la mouche était une information publique.

Publique mais extrêmement difficile à trouver, j’en conviens. Il y avait peu de chances pour que votre oncle à héritage, celui-là même qui abhorre la pêche à la mouche, tombe par hasard sur ce magazine et en déduise qu’il était temps de déshériter son neveux.

Pêcheur à la mouche

Aujourd’hui, votre oncle peut se contenter de taper votre nom dans un moteur de recherche.

Beaucoup ont pris conscience de cette réalité et réfléchissent à deux fois avant de publier des informations à leur sujet. Certains poussent le vice jusqu’à ne rien publier du tout voire à tenter activement de n’être référencé nulle part. Tout peut être public ? Ne publions rien du tout, au moins, on ne risque pas d’en dire trop !

Grave erreur !

Facebook est-il en train de tuer le web ?

Il arrive que, de temps en temps, un petit blog comme le mien se paie le luxe d’un billet à succès. Un bon timing et une plume moins amphigourique qu’à l’accoutumée se combinent avec un zeste de chance pour produire un « hit ».

Dans ces moments là, gonflé de ma fierté, je lis avec plaisir l’avalanche de commentaires, je parcours mes statistiques afin de trouver les sites qui parlent de mon billet, j’apprécie les réactions (même négatives), les discussions qui se lancent.

C’est ce qui m’est arrivé le mois passé. Un véritable raz-de-marée de visiteurs provenant de toute l’Europe, une reprise sur le site d’un des plus grands quotidiens belges. La gloire. Je dois remonter à 2007 (ou, dans une moindre mesure, 2009) pour retrouver trace d’un pareil engouement suscité par mes écrits.

Foule

The Official European Joke

Traduction française de ce billet disponible ici

Europe

European paradise:

You are invited to an official lunch. You are welcomed by an Englishman. Food is prepared by a Frenchman and an Italian puts you in the mood and everything is organised by a German.

European hell:

You are invited to an official lunch. You are welcomed by a Frenchman. Food is prepared by an Englishman, German puts you in the mood but, don’t worry, everything is organised by an Italian.

petits drapeaux européens

La Blague Européenne Officielle

English translation of that post available here

Europe

Le paradis européen :

Vous êtes invité à un déjeuner officiel. Vous êtes accueilli par un anglais. Un français prépare la nourriture, un italien fait l’animation et le tout est organisé par un allemand.

L’enfer européen :

Vous êtes invité à un déjeuner officiel. Vous êtes accueilli par un français. Un anglais est aux fourneaux, un allemand s’occupe de l’animation mais, pas de panique, le tout est géré et organisé par un italien.

petits drapeaux européens.

Ploum.net en J2EE

Sûr de lui, raide comme un fantassin dans son costume trop cher, le jeune commercial suintait pourtant un faible relent d’hésitation. Ne sachant trop quoi dire, je gardais les yeux fixés sur la carte de visite qu’il m’avait tendue en entrant dans la salle de réunion. Son titre ronflait comme une vielle Ford tunée : Executive Account Manager (qu’on pourrait traduire en français par « sous-marchand de tapis débutant »).

— Nous serions très heureux d’établir un partenariat avec votre société, commença-t-il. Le but de cette réunion est de mieux cerner vos besoins actuels et futurs afin que nous puissions vous faire une offre. Avez-vous des projets en cours ?
— Ben, nous aimerions remettre Ploum.net à neuf.
— Cela tombe bien, nous disposons d’experts ultra-qualifiés dans le domaine du web. Nous pourrions prendre en charge une partie ou la totalité du projet. Grâce à notre expertise et notre connaissance des méthodes agiles, le développement d’un framework modulaire basé sur J2EE et le déploiement de votre nouveau site pourrait être réalisé en quelques semaines.
— Ah ? fis-je, étonné. Ça tomberait bien car c’est assez urgent.
— Pas de problème ! Moyennant un léger supplément, nous pouvons faire passer votre projet comme prioritaire !
— Ça va coûter cher, non ?
— Ce projet favorisant l’éclosion des nouvelles technologies, vous pourriez obtenir des subsides de la région, de la communauté, de la ville, de belle-maman. Grâce à une boîte postale en Lituanie, nous faisons également partie du 18ème programme cadre européen pour le financement des TIC, des TOC et des TAC sur les territoires à faible pénétration de l’union.

Consultants L’équipe de consultants promise

Là, sentant venir le terrain terriblement glissant du non-technique, je tentai de recentrer la conversation.

— Je me pose des questions : est-ce que ce nouveau système sera compatible avec mon site actuel en PHP ?
— Nous assurons bien entendu la migration depuis PHP.
— Et cela tournera sur un serveur Linux-Apache ?
— Bien sûr, pas de problème !
— Qu’en est-il de la montée en charge ?
— Aucun soucis, nous avons une expertise pointue du domaine.
— Le tringledon à piston au zirconium tournera-t-il toujours ? Cela risque-t-il de créer des ennuis avec le zinzogène à cardan ?
— Non, rassurez-vous. Nous avons justement un ingénieur qui connait le sujet à fond.

Rassuré par ces réponses pleines de bon sens, j’ai signé le contrat et un cahier des charges stipulant une première démonstration de la nouvelle version de Ploum.net pour le premier septembre 2009. La mise en production devant se faire en décembre. Le vendeur m’avait promis quelques semaines et n’avait pas menti : 52 exactement. Nous étions aux premières lueurs de l’année 2009, celle qui marqua…

Why I don’t contribute to Wikipedia anymore

I cannot live anymore without Wikipedia. Each time I’m discussing a random subject with somebody and that a question pops into my head, I think « Let’s look on Wikipédia » before realizing that I’m in the Big Room with the Big Blue Roof, not in front of my computer.

Nevertheless, I don’t have a Wikipedia account. I don’t see the need for it. Sure, it could be useful for others, but I don’t think I’m really good at writing encyclopedia stuffs, I don’t find it funny at all and I believe that I’m already doing some useful stuffs. I don’t want yet another account, I don’t want a password nor statistics.

Of course, I was correcting mistakes when reading them, I was sometimes adding one or two sentences because my knowledge of the page’s subject was enough. I even created a few « stubs » when I thought it was missing. Some of them became real well-formatted Wikipedia pages afterward.

It was back in those days…

I don’t do that anymore.

Wikimedia

Le bépo sur le bout des doigts

Le billet suivant est une méthode à destination des personnes souhaitant apprendre la disposition de clavier bépo, que ce soit en complément ou pour remplacer complètement l’azerty[1] (l’utilisation des deux en parallèle étant en effet possible). Cette méthode est issue de mon expérience personnelle[2] à laquelle j’ai corrigé certaines des erreurs que j’ai faites lors de mon apprentissage.

Bépo

Se mettre au bépo demande de la motivation et une certaine assiduité au début. Cependant, cela peut également être un défi amusant et un investissement pour préserver vos articulations.

Quelle que soit la façon que vous choisissiez pour passer au bépo, il est impératif d’avoir une méthode structurée et de faire des exercices avec un logiciel de dactylographie. Passer au bépo brusquement en pensant que l’habitude viendra peut rallonger votre période d’apprentissage de 6 semaines à 6 mois voire plus ! Pensez-y : vous avez mis plusieurs années pour arriver à votre vitesse actuelle en azerty.

Notes

[1] Ou toute autre disposition, bien entendu.

[2] 6 semaines pour passer de 0 à 55MPM en bépo

Le plus grand jeu en ligne massivement multi-joueurs du monde

Avalon L’une des critiques que j’entends le plus régulièrement à propos de l’utilisation de Linux est le manque de jeux pour cette plate-forme. Là, je corrige tout de suite, des jeux il y en a, et des centaines. Il suffit de lire le blog de Yekcim pour s’en convaincre. Depuis le FPS galactique au counterstrike-like en passant par les petites perles.

Là, je vous vois venir : oui mais il manque un vrai grand jeu. Une épopée massivement multi-joueurs, un univers virtuel où s’immerger. Un jeu où incarner un gourou magicien qui sauve le monde avec l’aide de sa guilde, un jeu où le temps passé permet d’acquérir de l’expérience, des supers pouvoirs. Un jeu où les meilleurs sont reconnus par leurs pairs, une seconde vie virtuelle à propos de laquelle on peut discuter sur les fora où dans les cours de récré. Ce genre de jeu n’existe pas pour Linux.

Quoi ? Ce genre de jeu n’existe pas pour Linux ?

The aristocratic desktop (part 1)

Ceci est le billet 1 sur 4 dans la série The Aristocratic Desktop

Part 1 : Introduction
Part 2 : Home is Desktop
Part 3 : There’s no tray icon in GNOME!
Part 4 : Kill The Double Click

The terrific world of computers

Geeks like me are used to compare operating systems and desktop environments, discussing the benefits of one over the others. But, most than often, we loose the big picture and forget about the users.

I mean : « the real-life users », those who cannot even grasp the basic concepts and who use a computer because they have no choice. Some geeks would say that « it’s good for them to learn » but I really disagree. Everyday I see very bright people who need to have their emails printed out on hard paper so they can read them or who cannot understand the difference between the « minimize » and the « close » button on a window.

Falaise
It seems so hard

It is real : most users are simply lost in a terrific world where newspapers talk about « virus » and « hackers » all the time. They are even afraid to sit in front of their own computer ! If something popup on the screen, they panic and loose all common sense. « Do you want to save this file ? Yes or no ? » and they scream : « What do I do ? What do I have to do ? Please tell me ! I’m afraid that, if I click on the bad button, the computer will explode »[1].

Notes

[1] Then, they simply close the message using the little cross so the computer make the decision for them. By observing a normal user, you discover that 99% of the errors are simply not needed.