Les élections, ça on a aussi en Belgique une fois

Chers amis français,

Nous autres, Belges francophones, avons suivi avec passion l’élection de votre nouveau président de la république. Mais nous aussi, nous avons bientôt des élections ! Le 10 juin 2007, nous nous rendrons aux urnes. Pour que vous aussi vous puissiez vous passionner pour la politique de vos voisins, je vais vous dresser rapidement un petit rappel.

Pour ou contre le vote électronique ?

Ce 10 juin, les Français et les Belges seront appelés aux urnes pour élire leurs gouvernements. La démocratie de ces 2 pays est garantie par 3 piliers fondamentaux : le suffrage universel (tous les citoyens du pays en âge de le faire ont droit de vote), la garantie du secret du vote (on ne peut donc influencer ou exercer des pressions) et l’exactitude des résultats (chaque vote déposé dans l’urne sera comptabilisé et influencera directement le résultat de l’élection). Nos ancêtres se sont battus (certains en sont morts) pour obtenir ce droit aujourd’hui considéré comme acquis et même parfois snobé.

ELECTION DAY by Marleen Ha Dans les deux pays, la tradition est de voter en cochant sur une feuille de papier les noms que l’on souhaite voire élus. Cependant, il est de plus en plus courant d’utiliser des machines de vote et ce 10 juin une grande partie des votants accomplira son devoir électoral sur un ordinateur.

L’évolution est logique : on n’arrête pas le progrès ! Les choses changent et évoluent en permanence, apportant de nouveaux avantages mais aussi de nouveaux inconvénients. Une nouveauté s’impose lorsque les avantages qu’elle offre sont supérieurs aux désavantages créés par ce changement. La facilité de pouvoir être à 100km de distance en 1h plutôt qu’en 2 jours de trajet est responsable d’une grande partie de l’excès de CO2 dans notre atmosphère, être joignable téléphoniquement partout a rendu l’existence d’une séance de cinéma ininterrompue par une sonnerie rare comme une place assise dans le métro de Paris, la possibilité de consulter des images sexys informations sur des millions d’ordinateurs à la fois à des milliers de kilomètres de distance à permis l’émergence des skyblogs et du web 2.0. Chaque nouveauté extraordinaire possède son contrepoids, le prix à payer…

Comme toute nouveauté à son début, le vote électronique est loin de faire l’unanimité. Se posent alors les questions : pourquoi passer au vote électronique ? Ou pourquoi s’y opposer ?

Et n’oubliez pas vos tartines…

Chantons Ce dimanche 26 août à 14h, je vous invite tous à chanter à plein poumons la brabançonne (ou votre hymne national favori). Si si, vous allez voir, c’est rigolo !

Vous vous souvenez sans doute pas mais je vous ai parlé il y a quelques temps d’une spécialité belge, autre que les frites et les moules, les élections.

Alors que dans certains pays, on connait le résultat des élections avant leur déroulement, en Belgique, personne ne connait le résultat même 2 mois après ! Les élections belges, c’est un peu comme le Tour de France : On achève une édition sans même connaître le vainqueur de la précédente. Mais au tour de France, les gagnants savent au moins rouler à vélo. En Belgique, on peut gagner une élection sans connaître l’hymne national de son pays. Mais bon, faut remettre les choses dans leur contexte aussi : l’hymne national est un sacré bazar. Comme un peu tout en belgique d’ailleurs.

Conserver la tradition du changement, mais pas trop

Pour le changement Il est amusant de constater que les slogans politiques récurrents concernent pour une grande majorité le désir de changement. Sans que le dit changement soit explicité, des hordes d’électeurs et de supporters se ruent affamés sur le moindre populiste au sourire étincelant promettant d’une voix puissante un changement profond, une refonte complète, un remaniement du système voire, comble de l’orgasme, une réforme ! Lorsque tout cela vient d’une parti dit conservateur, je me délecte d’une touche d’ironie saupoudrant l’habituel cynisme avec lequel il convient de profiter de ces spectacles.

Au départ, je me suis amusé de ce qu’un changement non précisé pouvait bien être une mauvaise surprise. « Voilà, j’ai tout rasé, j’ai tout détruit. Vous vouliez le changement non ? ». Mais, finalement, j’ai réalisé que ce désir de changement n’était qu’un artifice rhétorique. En fait, au plus l’être humain s’enfonce dans son petit confort de voitures chauffées-séries télé américaines sur grand écran, moins il veut changer. Pire, changer devient le danger absolu, le plus grand péril. Tout est justifié afin de contrer les moindres velléités de changement. Ce conservatisme est bien plus profond dans les gênes de l’être humain que je ne l’avais cru jusqu’à présent.

Un petit exemple ? Juste un alors, car à vrai dire, je suis intarissable sur le sujet. Dernièrement, il m’est venu la lubie d’apprendre à taper suivant une disposition de clavier Dvorak. Je vous situe brièvement le contexte.

Moi ? De rien ! Même pas de lire un super long billet rébarbatif !

Lentement, insidieusement, elle s’est immiscée. Elle rampe, elle contourne, elle est partout, elle est là, parmi nous, la Peur. La grande Peur.

Elle est diablement efficace, elle efface toute raison, toute rationalité, toute logique. Elle autorise tous les excès, tous les abus. Nous connaissons la Peur.

Et lorsque la Peur est au commande, chacun se replie pour protéger son petit bout de survie, pour refuser toute possibilité de discuter. On ne discute pas avec la Peur. Au contraire tout ce qui est différent devient un vecteur de la Peur.

Depuis plusieurs années, le monde plonge dans la Peur et applaudit ceux qui, exploitant la Peur, lutte contre toute différence, renforçant la Peur tout en ayant l’air de la combattre.

Heureusement, ils sont fondamentalement bêtes (et je suis leur chef)

Tu as suivi un peu les élections en Iran ? J’en ai déduit avec plaisir une bonne nouvelle pour toi : le monde est sauvé ! C’est pas sympa ça ? Bon, ça risque de prendre un peu de temps, on va passer par des moments difficiles (surtout les Iraniens) mais, à long terme, on est sauvé. Pourquoi cet […]

Le Parti Pirate, après tout, pourquoi pas ?

En ces temps troublés, beaucoup d’électeurs se questionnent au sujet de leur choix du 13 juin. L’envie est forte de délaisser les quatre partis traditionnels, au pouvoir d’une manière ou d’une autre depuis des décennies et se déclarant à chaque fois vainqueur des élections sans pourtant honorer leur mandat de la moindre ébauche de progrès.

Cette envie, revancharde ou mûrement réfléchie, est cependant contre-balancée par le désir de « voter utile », de ne pas laisser un trop grand boulevard au populisme ou aux extrémismes de tout poil.

Voter Parti Pirate ? C’est rigolo mais soyons sérieux !

parti pirate

Justement…

Je suis un K.

Je suis un K.

Avertissement : ceci n’est peut-être pas une fiction Je suis un K. Est-ce le monde qui est bizarre ou moi qui suis un K. à part ? Ma vie est simple, classique. J’ai beaucoup de chance. Surtout quand je la compare à d’autres. Mon diplôme d’ingénieur en poche, une théorie de théories dans la tête, les dernières […]

La Blague Européenne Officielle

English translation of that post available here

Europe

Le paradis européen :

Vous êtes invité à un déjeuner officiel. Vous êtes accueilli par un anglais. Un français prépare la nourriture, un italien fait l’animation et le tout est organisé par un allemand.

L’enfer européen :

Vous êtes invité à un déjeuner officiel. Vous êtes accueilli par un français. Un anglais est aux fourneaux, un allemand s’occupe de l’animation mais, pas de panique, le tout est géré et organisé par un italien.

petits drapeaux européens.

The Official European Joke

Traduction française de ce billet disponible ici

Europe

European paradise:

You are invited to an official lunch. You are welcomed by an Englishman. Food is prepared by a Frenchman and an Italian puts you in the mood and everything is organised by a German.

European hell:

You are invited to an official lunch. You are welcomed by a Frenchman. Food is prepared by an Englishman, German puts you in the mood but, don’t worry, everything is organised by an Italian.

petits drapeaux européens