Newël dans la ceinture d’astéroïdes

Amis lecteurs,

Chaque année, pour vous remercier de votre fidélité, je tente d’écrire un petit conte de Noël original. Cette année, comme l’année passée, j’ai failli à la tradition. Je vous invite donc à relire ceux des autres années. Cependant, il y a quelques jours, j’ai découvert avec étonnement une enveloppe au pied du sapin depuis longtemps dénudé de ses cadeaux et d’une partie de ses épines.

L’enveloppe, dans une matière plus proche du plastique que du papier, contenait une lettre que je déchiffrai avec quelque peine. Le contenu en est incroyable. Je pense ne pas être le seul à avoir trouvé cette lettre mais, pour ceux qui ne l’ont pas eue, voici une transcription aussi fidèle que possible :

Alone

Alone. The sensors of my crashed ship were formal : there was no lifeform on this planet. Not a single drop of water, just a giant desert of dunes. I was alone beneath a splendid sky of unknown stars and I started to name them while walking, toes in the sand. I was talking loudly, […]

Prière

Parfois, la nuit, j’ai peur.

J’entends les branches craquer, des millions d’insectes purulents grouillent autour de moi, des monstres hurlent dans l’obscurité, des fantômes me frôlent et me glacent. Un monde mystérieux et hostile m’entoure. J’ai peur.

Qui pourrait me rassurer ? Qui puis-je implorer ? Je suis seul…

Une sombre histoire

L’homme passa la tête par la porte de la calèche.
Plus vite cocher, plus vite !
D’une main tenant un fouet, l’interpellé montra le soleil déjà partiellement caché par les arbres. Sa voix ne parvenait pas à masquer une panique grandissante.
Trop tard Monsieur, il va bientôt faire nuit.
L’attelage traversait le chemin creux à une vitesse stupéfiante, écrasant les ronces, balafré par les branches basses qui devenaient de plus en plus denses. Soudain, la dernière lueur du soleil disparut derrière les noires branches griffues projetées vers le ciel telles des maléfiques racines inversées. Et, en l’espace d’une foulée de sabot, l’obscurité fondit sur eux à la vitesse d’un cheval au galop.

Obscurité

La vie trépidante des moules… (TOME VIII)

Ceci est le billet 8 sur 13 dans la série La vie trépidante des moules

Il fût un temps où l’Empire Galactique n’était encore qu’un conglomérat, certes puissant, de planètes alliées militairement. L’emblème de l’astronef et du soleil n’était guère courant et une majorité de petite planète vivait dans un isolement relatif, s’auto-administrant selon leurs propres coutumes et ne communiquant avec le reste de la Galaxie que pour de rares échanges commerciaux.

Éloignée de toute route commerciale, la planète Plante-à-Musique fût l’une des dernières à garder un gouvernement local non-inféodé à Trantor, la planète capitale de l’Empire.

Juste une poussière au milieu de l’univers…

galaxie Autour de moi, les individus défilent, le regard fixé loin devant eux, vers leur but, leur destination. Parfois, quand le ciel est dégagé, je m’arrête. Et je lève les yeux, un vertige me saisit, un gouffre, une immensité s’offre à mon regard.

Un sentiment m’envahit, ma respiration se fait rapide, mon coeur s’accélère : l’univers me tend les bras, l’infini s’offre à mes yeux. Pourtant mon esprit se refuse à appréhender la réalité de ma condition de poussière microscopique. Je suis si petit. Un microbe en équilibre sur une poussière… Mon émerveillement est si grand.

Lorsque j’ai créé mon tout premier site web[1], armé de ma calculette, j’ai fait un tableau de comparaison des échelles de l’univers. Ce tableau m’accompagne toujours quand je dois faire un exposé sur l’astronomie et expliquer les étoiles à un public. Et bien, on va donner un petit cachet rustique à ce blog en dépoussièrant les vieilleries 😉

Notes

[1] dont l’image de la page d’accueil était la galaxie que vous pouvez voir, je n’ai pas pu résister à ce petit clin d’oeil nostalgique 😉

Mon dieu, c’est plein d’étoiles !

– Regarde moi ça Xblllz ! Cet objet bizarre vient juste de tomber du ciel. Et il a tout l’air d’avoir été conçu par une espèce intelligente.
– Quoi Rzkzr ? Tu voudrais dire qu’il y’aurait dans notre système une autre espèce intelligente ?
– Oui, Xblllz, je ne vois pas d’autre explication.
– Pourtant c’est impossible. Toutes les planètes plus proches de l’étoile centrale sont beaucoup trop chaudes pour abriter la vie ! De vrai four à radiations thermostatiques. Je ne voudrais même pas y faire cuire mon rôti de Glonz. Et nos explorations des planètes et satellites plus lointains nous ont appris qu’ils étaient inhabités.
– Je ne sais pas Xblllz, mais il y’a là un mystère que nous devons élucider…