Ze vibrating life of ze moules… (TOME V)

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Ma femme Marie avait décidé d’organiser le réveillon de Noël dans notre petit appartement. C’était à la bonne franquette, mais c’est justement ça qui est plaisant dans ce genre de soirée. Nous avions invité deux couples d’amis, des personnes charmantes, ainsi que Roger, un vieil ami séminariste devenu membre d’une secte religieuse intégriste. Il n’en restait pas moins d’excellente compagnie.

Notre amie Anne n’avait malheureusement pas pu se libérer. Il est de notoriété publique qu’Anne exerce le plus vieux métier du monde. Elle est..euh..péripatéticienne, il faut bien vivre, et des exigences professionnelles la retenait ce soir là. Anne n’en reste pas moins charmante et même Roger accepte très bien la chose, mais je crois qu’il a un petit faible inavoué pour Anne.

Roger ne supporte pas l’idée que l’on puisse travailler le jour de Noël. Nous avions donc implicitement convenu de dire qu’Anne était partie passer les fêtes dans sa famille. Il ne fallait à aucun prix que Roger soupçonne qu’elle travaillait, surtout avec un métier aussi sacrilège, un jour saint comme celui-ci.

En fin de soirée, le vin et le champagne aidant, la conversation était beaucoup plus détendue. Je dois avouer que je ne voyais plus très clair et, d’un mouvement brusque je cognai vivement le bras de ma tendre moitié. Un endroit particulièrement sensible chez elle qui venait de se faire opérer du coude.

Je me répandis donc en excuse et lui soufflai à l’oreille une petite phrase laissant sous-entendre qu’elle pourrait faire de moi ce que bon lui semblait une fois nos invités partis. Son sourire et le rouge qui lui monta aux pommettes me rassurèrent. Elle est si belle ma petite Marie !

Néanmoins, le coup avait été plus douloureux que je ne le croyais car elle continua à se masser le coude toute la soirée.

Nous étions justement en train de parler d’Anne et de son absence quand, embrumé par l’alcool, je voulu demander dans quel quartier elle travaillait actuellement.

Au fait, elle travaille où ce s..

Vive d’esprit (elle est si intelligente ma petie Marie), ma femme adorée compris que j’étais sur le point de faire une bêtise et me rappela à l’ordre d’un violent coup de pied sous la table.

Lionel ! (elle sait prendre une voix sévère ma petite Marie)

Elle darda sur moi un regard perçant (elle a de beaux yeux ma petite Marie) tout en continuant à masser son coude douloureux. Je ne pu réprimer un cri de douleur mais j’acquiesçai aussitôt à son attention d’un Oui chou ? puis, ayant compris le message, je tentai de transformer ma phrase pour ne plus faire référence à la soirée présente mais à la journée précédente. Peu subtil il est vrai, mais Roger avait aussi bu quelques verres et ne releva pas mon hésitation.

Ce fût un Noël très agréable et, une fois nos invités partis, je tins mes promesses. Elle est merveilleuse ma petite Marie…

Leçon d’anglais N°2: « Aïe! oui chou? » à Marie qui s’masse, « Anne tapine où hier? »

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